Water with no ice – a week in Florida
Album photo : là !
P.S. Le titre est une dédicace personnelle :)
Ahhh, les Etats Unis. Tout un poème. Quand j’étais petite
(comprendre « il y a 5 ans »), je disais « les Etats-Unis, moi,
ça m’intéresse pas… je n’ai pas envie d’y aller. Puis j’ai dû y aller pour le
travail, et depuis, c’est un plaisir d’y retourner à chaque fois, pour rigoler
un peu… Quel drôle de pays.
Mais bon, n’allons pas trop vite et faisons les choses dans
l’ordre. Alors, pour répondre à votre question « que s’est-il passé depuis
la dernière fois », la réponse est : j’ai fait un ¾ de tour de
planète en 3 jours, et donc, techniquement, j’ai pris 16h de décalage horaire,
ce qui fait en fait 8h si on tourne dans l’autre sens. Mais bon, j’ai passé
tellement de temps dans les avions que je ne ressens absolument pas le jet lag.
Je fais ce que l’on me dit : si on me dit qu’il est 19h, je dis d’accord,
et hop, je suis calée. Pratique. Le seul truc qui m’a fait vraiment bizarre, c’est
que les journées soient longues (qu’il fasse jour à 21h)... ça, ça me change vraiment. C'est curieux de sentir l'hiver arriver pendant des jours, puis, du jour au lendemain, passer dans un état de "et non, c'était juste une blague, en fait, c'est re l'été".
Les voyages se sont (presque) tous bien passés. A Lyon, des
amis sont venus me chercher à l’aéroport, ce qui fait très très plaisir parce
que, comment dire, revenir à Lyon, ça ne m’inspire qu’un énorme « schpouf »
(j’espère que vous voyez bien ce que je veux dire). Rien que de revoir les bâtiments
de mon quartier m’a suffi à me dire que ça n’allait pas être possible. J’ai à
peine eu le temps de poser ma valise, voir quelques personnes, refaire ma
valise, dormir 3h, et hop, il était 4h du matin, temps de se lever pour prendre
l’avion suivant.
A Heathrow, la barista m’a demandé si je travaillais à l’aéroport,
parce que ça faisait deux jours de suite qu’elle me voyait.
A Miami, si près du
but (but = lit), j’ai attendu 5h l’avion pour Tampa. Pas d’électricité. Pas de
wifi. 15°C dans l'aéroport. C’était long, contrairement au vol Miami – Tampa qui, lui, ne dure que
40mn. La vie est cruelle parfois.
Or donc, me voilà en Floride. Ca y est, j’ai fait les 4
coins des Etats-Unis. Il ne me reste plus qu’à explorer le reste. La Floride me
rappelle curieusement la Californie : chaud, humide, étendu, bétonné, artificiel,
bilingue Anglais-Espagnol.
Je suis là pour une conférence : FLAIRS. FLAIRS, c’était
la conférence de mes rêves, celle où j’ai toujours voulu aller, parce que mes
copains chercheurs (surtout les américains) m’ont toujours dit que FLAIRS était
une bonne petite conférence bien sympa. On pourrait croire qu’ils disent ça
parce que c’est toujours dans des hôtels de luxe situés sur les côtes de la Floride, où il
fait beau 364 jours par an. Mais pas que. C’est vraiment une bonne conférence,
très chouette, avec des papiers de qualité, des invités de qualités, un
programme riche mais « abordable », et une organisation
(scientifique) qui « a les moyens ». Bref, c’est effectivement une bonne
conférence. Pile poil la bonne taille.
A part ça, je n’ai pas grand-chose à vous raconter sur la
Floride pour plusieurs raisons : (1) j’étais à la conf, et j’ai assisté à
toutes les sessions, donc pas trop le temps de faire du tourisme, (2) de toute
façon, je n’étais pas dans le mood pour faire du tourisme (et quand bien même
je l’aurais été, il faisait trop chaud (34°C… non, je ne vous nargue pas), et
(3) la Floride, c’est comme on se l’imagine d’après les bouquins et les séries
télé... voyez ce que je veux dire ?
La conf a lieu dans un hôtel gigantesque (26 bâtiments, il
faut une carte pour se repérer). Au programme : rivière qui traverse tout
le complexe et où l’on peut faire du pédalo, 14 piscines, un toboggan géant, la
plage de sable vraiment blanc (avec les ridicules rangées de cabanes, ça m’exaspère…
surtout que c’est une plage qui serait tip top pour faire du cerf-volant), une
dizaine de restaurants, un spa, une salle de gym, j’en passe… Et cet hôtel est
juste l’un des innombrables hôtels qui pavent les côtes de cette partie de la
Floride.
Je vous ai préparé deux petites cartes pour vous montrer le caractère relativement "artificiel" du coin, et pour vous situer l'action :)
Les contrastes sont intéressants : température extérieure :
34°C, température intérieure : 18°C ; taille d’un coca : 750ml,
taille d’un café : 75ml ; tenue d’un conférencier : jean /
chemise manches longues (rapport à la clim), tenue d’un vacancier :
maillot de bain (voire ficelle, mais qu’ont-ils fait de l’Amérique puritaine ???).
Et tout cela se côtoie gentiment dans les couloirs de l’hôtel, ou se tiennent 3
conférences en parallèle. C'est d'ailleurs très drôle de manger avec des gens de la conf d'à côté qui ne s’aperçoivent qu'au bout de 20 minutes qu'ils se sont trompés de groupe et qui ne savent pas comment s'en dépêtrer :)
Les gens sont, eux aussi, comme on l’imagine : 30% de
conférenciers, 30% de retraités (très riches) qui flambent à tout va, 30% de
jeunes, et 10% de paumés, qui se demandent ce qu’ils font là. Et tout ce petit
monde est rouge tomate (sauf moi, qui fuis le soleil par solidarité pour mes
compatriotes).
A l’extérieur de l’hôtel, rien de bien passionnant non plus :
des routes immenses, tout est étendu et « à plat ». On ne peut rien
faire à pieds, il faut nécessairement une voiture (comme la Californie je vous
dis). Pour cette raison, je n’ai pas
visité les fameux « musées » du centre-ville (il parait que c’est la
capitale locale de la culture… personnellement, j’ai du mal à penser qu’ils
connaissent ne serait-ce que la définition du mot).
Dans l’album photo, que vous trouverez ici !, je vous ai
préparé une petite compilation de rayons de soleil, pour vous remonter le
moral. Mais bon, vous verrez, ça ne vaut pas la Nouvelle-Zélande ;).
Voilà pour aujourd'hui.


16° de différence intérieur/extérieur! J'espère que tu n'as pas attrapé la crève avec en plus tous ces avions à la clim empoisonnée! Est-ce que tu sais où tu es et qui tu es le matin au réveil?
RépondreSupprimerBiz
NZ is better!
RépondreSupprimer