Montréal, cette ville que l'on apprend à aimer

Les assidus à ce blog auront compris que plus j'y passe (je viens de compter : j'ai passé 20 jours à Montréal cette année) et plus je commence à comprendre pourquoi on peut aimer cette ville. Au menu du jour, une petite démonstration en texte et images.

Ce que je vais vous raconter s'est passé fin septembre (oui oui, je sais, je fais tout dans le désordre… et alors ? C'est un style comme un autre!) quand je suis allée à Montréal pour des rendez-vous de travail. Je suis restée 4 jours en tout, et j'ai réussi à passer une demi-journée dans le coin du parc olympique / jardin botanique. C'est un coin un peu éloigné du centre ville, mais très très agréable pour déconnecter un moment. À la base, j'allais là-bas car on m'avait conseillé de visiter le biodôme, mais j'ai fait un peu plus. Je me suis rendue sur place en métro, et je suis descendue une station plus tôt pour marcher un peu... erreur. Quand on regarde le plan comme ça, on n'imagine pas qu'il y a 25 minutes de marche entre deux stations... et encore, ça c'est sans compter les travaux du parc olympique qui m'ont fait faire un détour.

Bref.

Je suis arrivée au biodôme, et le vendeur de tickets m'a convaincue (il n'avait pas beaucoup d'efforts à faire) d'acheter un pack incluant d'autres activités à faire dans le coin. J'ai donc acquis le pack, et suis partie visiter le biodôme. Le biodôme, c'est quoi ? C'est une sorte de zoo dans une boule, avec des salles reproduisant des ambiances : zone tropicale, forêts du Québec, arctique... Ce qui est sympa : les animaux sont en liberté dans les salles et traversent allègrement les chemins aménagés pour les visiteurs, il y a une grande diversité des espèces, c'est rigolo de passer d'une ambiance à l'autre juste en traversant un rideau (d'ailleurs, je me demande comment ils font pour que les animaux ne traversent pas les rideaux), et enfin, il y a des parties "sous-marines" qui permettent de mieux voir les animaux aquatiques (super sympa pour observer les castors et les pingouins, entre autres).

Ensuite, je me suis rendue au planétarium que je recommande fortement. J'y ai vu un "film d'artiste" sur l'univers particulièrement bien fait... je ne sais pas si j'ai préféré le film ou les poufs sur lesquels on pouvait s'allonger pour mieux profiter du spectacle projeté sur le dôme. La deuxième partie du planétarium (il y a deux dômes), propose un « cours » sur les étoiles... C'était génial. J'ai enfin compris des tas de choses sur le ciel... C'est la première fois que quelqu'un m'explique aussi bien comment fonctionnent les galaxies, comment les repérer, comment les lire, etc. Il faut dire que le gars qui expliquait en montrant les étoiles était particulièrement pédagogue. Au début, quand il a annoncé qu'il allait passer l'heure suivante à nous expliquer le ciel, je me suis dit "oh, ça va être long", mais à la fin, je serais bien restée quelques heures de plus (et pour ne rien gâcher, les sièges étaient ultra confortables).

Sortie du planétarium, j'ai traversé un chantier innommable pour me rendre à l'entrée de la tour du stade olympique.Je ne vous ai jamais dit, mais en plus d'avoir une fascination pour la lune, pour les photos conceptuelles, pour les expressions québécoises (...), j'ai aussi une fascination pour les tours bizarres. La tour du stade de Montréal est la plus grande tour à 45° du monde (un peu facile... vous en connaissez d'autres, vous, des tours à 45° ?). On y monte en ascenseur obligatoirement (snif, je voulais monter à pied), et on est extrêmement déçus une fois arrivés en haut car c'est vraiment tout petit... Mais bon, la déception est vite effacée dès que l'on s'approche des fenêtres pour regarder la vue sur Montréal. Mais je ne vous en dis pas plus... vous vous ferez votre opinion en regardant les photos.

Depuis le haut de la tour, j'ai pu constater l'étendue du jardin botanique et comprendre que, vue l'heure avancée de la journée, je n'aurai pas le temps d'en faire le grand tour. Cela dit, j'ai tout de même décidé d'y aller car on m'avait longuement fait la promotion de l’événement à ne pas rater : les jardins de lumière.

Après quelques bonnes minutes de marche, j'ai enfin trouvé l'entrée du jardin botanique. Comme il ne faisait pas encore nuit, je suis allée visiter l'insectarium, car oui, mon ticket couvrait cela aussi. Conclusion : beurk. Les insectes, c'est sans aucun doute super utile au cycle de la vie... mais franchement, c'est moche. J'ai ensuite dîné dans le parc en compagnie d'un petit ami que vous verrez en photo, et d'une horde de guêpes insupportables, puis je suis allée explorer les jardins de lumière.
Le jardin botanique est organisé en zones thématiques, et parmi ces zones, il y a le jardin chinois et le jardin japonais. Depuis des années, tous les ans au début de l'automne, le jardin chinois célèbre la fête des lanternes (grande tradition chinoise). Depuis quelques années, le jardin japonais se met en lumières également, mais d'une façon différente : les arbres et les décors sont éclairés par des jeux de lumières changeantes. Il va s'en dire que j'ai préféré le jardin japonais, beaucoup plus épuré, beaucoup plus sobre, beaucoup plus élégant et beaucoup plus calme que le jardin chinois. Cela dit, il faut bien reconnaître au jardin chinois que le travail effectué pour créer les lanternes est incroyable... pour moi, l'ensemble est beaucoup trop chargé, mais la finesse des lanternes, leur niveau de détail, leur complexité, tout cela reste admirable. Je suis assez déçue d'avoir raté la majorité des photos du jardin japonais (j'apprenais tout juste à me servir de mon nouvel appareil) et je me serais bien abstenue de me faire dévorer par les moustiques, mais à part ces détails, la soirée fût plutôt agréable.

Bon, après ça, j'ai pris un vélo et je suis rentrée au Couette et Café de Berri... et le vélo à Montréal, c'est cool !

Ah, et pour la petite histoire, quand j'ai ouvert mon sac à dos dans ma chambre, trois guêpes en sont sorties… coriaces les sales bêtes… J'ai voulu les faire sortir par la fenêtre, et c'est là que j'ai réalisé les limites des moustiquaires permanentes.



Rien à voir, mais pour répondre au commentaire de A dans le billet précédent : j'ai un peu honte, mais je ne suis pas sure d'identifier correctement l'auteur (bien que le « enjoyions » réduise significativement le scope de mes recherches). Cela dit : peut-être que l'appareil aide un peu à la qualité des photos, mais si elles sont excellentes, c'est avant tout parce que c'est moi qui les fais:) Blague à part : les photos que vous voyez sont un joyeux mélange de photos de mon appareil et de mon téléphone, et sont réduites en qualité pour économiser la bande passante mondiale. Si vous voulez les originales, je peux les transmettre… mais dépêchez-vous, c'est une offre à durée limitée car j'ai bien l'intention de les vendre prochainement dans le cadre de mon futur business de vente de photos pour cartes postales moins moches que la norme.




Commentaires

  1. Alors le truc (cela va sans dire), c'était un ibis rouge, mais le machin? était-ce une petite tache rouge également? Pas la moindre idée. Eût-ce pu être un cardinal?

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  2. Je n'arrive pas à mettre des commentaires sur les photos alors concernant la photo du parking, je confirme, les panneaux sont toujours aussi hauts, et comme j'ai la vue qui baisse, cela ne va pas arranger mes affaires.

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