Un dimanche à Chicago - euh non. San Francisco !

Salut les amis. Je viens de me poser à Chicago (bon, OK, ça fait déjà deux jours). Jet Lag encaissé sans l'ombre d'un problème... petite balade dominicale dans le parc... petite première journée de conférence passée, et me voilà prête à rédiger ce billet de blog rien que pour vos beaux yeux... Sauf que. Voilà. Je ne vais pas vous parler de Chicago, car je viens de réaliser que... je ne vous ai pas encore parlé de Stanford / San Francisco. Honte sur moi.


Bref.

Bon, je vais tenter de vous raconter ce qui s'est passé là-bas, même si, je vous avoue, je ne suis pas trop d'humeur à rédiger un billet de blog. M'enfin... qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous hein ?


Or donc, en l'an de grâce 2017, sur un mal entendu, des fous m'ont proposé un "invited talk" dans un workshop à Stanford. Je laisse les spécialistes détecter les erreurs dans la phrase précédente (bon, allez, je vous aide : Stanford, c'est un peu le temple de l'IA, et un "invited talk", c'est un peu un honneur... du coup, je cherche encore pourquoi ça m'est arrivé). 

Hop, ça tombait bien, c'était mon anniversaire (et oui, honte sur vous aussi qui avez, sans aucun doute puisque je vous vois rougir d'ici, oublié de me le fêter), c'était tous frais payés, et pour une fois, j'avais un passeport en règle, donc j'en ai profité.

Ni une ni deux, je saute dans un avion direct Paris-SF, et me voilà... à Stanford, pendant les énormes feux de forêts. Le soir de mon arrivée, je ne me suis aperçue de rien parce qu'il faisait nuit et qu'il n'y avait pas de lumière dans mon cerveau, mais le lendemain matin, j'ai été réveillée par l'odeur... et j'ai vraiment eu peur en voyant l'épais nuage de fumée qui est entré dans ma chambre quand j'en ai ouvert la porte. Même la météo sur mon téléphone était inquiétante : "smoke".

Enfin bon, c'est comme tout, on s'habitue. Je suis donc sortie quand même.

Le workshop... comment vous dire... je vous raconterais bien mais je ne suis pas certaine que ça vous passionne autant que ça m'a passionné. Donc je vais résumer : c'était top... j'ai appris plein de trucs, et j'ai rencontré des gens formidables avec qui on va bientôt monter un projet. Mission accomplie.

Ensuite, j'ai déménagé direction San Francisco centre (parce que bon, Stanford, c'est quand même pas tout près... puis une fois qu'on a visité le campus, il n'y a pas grand chose à faire).

À SF, j'avais un hôtel pas cher et très bien en plein centre ville. Pas de chance, je n'avais pas le temps d'en profiter. J'ai un peu fait les 3x8 pendant le week-end (pour rien, mais ça, je ne l'ai su que bien longtemps après) : 8h de dodo/manger, 8h de boulot, 8h de tourisme.

Je ne vous parle que de tourisme, d'accord ? De toute façon, dodo je ne m'en souviens pas, manger non plus (ah si, ça, je me souviens), et le boulot, ça a foiré... alors...

Donc, jour 1. J'ai loué un vélo, et je suis partie pour une balade d'environ 60km autour de la baie. Je vous avoue que l'objectif initial, c'était juste de pouvoir dire "I did it.. I did ride the bridge!". Mais bon... une fois partie dans ma lancée, j'ai fait la totale : le pont, Sausalito, all the way to Tiburon, et retour par le ferry, pile à l'heure pour le coucher de soleil. Après avoir rendu le vélo, j'ai fait un petit tour de night life sur le port (on en voit de toutes les couleurs là-bas)... puis retour en sooooo traditionnel cable car. Vous savez, celui qu'on voit dans les films. Ensuite, j'ai toussé pendant 8h à cause des restes de fumée des feux de forêts, mais ça, c'est une autre histoire. 

Jour 2. Déprime de "je n'arriverai jamais à finir ce dossier". Puis constat : on est dimanche, je laisse tomber. Départ pour un périple pédestre dans la ville, que je vous raconte dans les légendes des photos.

Jour 3. Après avoir cherché pendant plusieurs longues minutes comment me rendre à San José en transports en commun, je me rends à l'évidence : Uber, moins cher et plus simple. Me voilà partie pour faire un tour de mes concurrents dans la Silicon Valley. Impressionnant de voir défiler, sur les bords de la route, ces immenses bâtiments Microsoft, Salesforce, IBM, Samsung et tous les autres. Il ne faut pas longtemps pour comprendre pourquoi on est mal barrés. La mixité et la diversité est telle ici qu'il se passe des choses... forcément. C'est la définition même de l'émergence. Enfin bon. Bref. C'est pas l'heure de ronchonner, j'ai d'autres choses à faire. Après avoir visité Samsung et un bout de Facebook, je me rends dans une "petite boite" dont je tairai le nom ici... qui se trouve cachée dans un garage de quartier résidentiel pour ne pas attirer l'attention. Incroyable quand on sait qui dirige la boite et le revenu qu'ils font. Ce monde est un mystère. Enfin, je ne vais pas me plaindre... C'était probablement la meilleure visite de la journée puisqu'à la clé, j'ai eu le droit de conduire une Tesla sur 2km (jusqu'à l'école...). Et rien que ça, ça méritait un billet de blog.

Bon, vous voulez voir les photos je suis sûre. C'est là. Comme d'hab, le reste de l'histoire est dans les commentaires.

Ah, et je trouve que pour quelqu'un qui n'avait pas envie d'écrire son billet de blog, je vous ai gâtés. Alors ne ronchonnez pas hein... Sinon, vous ne verrez rien de Chicago ! Et toc.

Non mais !


(je vous avais prévenus que j'étais de mauvaise humeur).








 

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