Résumé des épisodes précédents
Bonjour à tous,
Je reconnais avoir tardé à mettre en place ce blog tant
attendu dans vos contrées éloignées. Le retard est tel que je ne peux même plus
invoquer le décalage horaire pour me défendre. Pour me faire pardonner, je vais
donc me lancer dans un récit détaillé des événements récents pour égayer votre
vendredi matin.
Ah, quand je pense qu’au moment où certains d’entre vous liront
ces lignes, je serais en week-end…
Je suis donc bien arrivée à Auckland, Auckland, NZ (si,
si : la ville, la province), après plus d’une trentaine d’heures de
voyage. En tout, j’ai pris :
- 3 avions dont un deux fois de suite,
- 4 petit déjeuners,
- 3 déjeuners,
- aucun diner,
- 5 litres d’eau,
- deux jours dans la vue,
- 11 heures de décalage horaire,
- et pas assez de café !
Les aéroports sur la route sont très bien : je n’ai pas eu le temps de profiter d’Heathrow puisque j’ai dû courir pour attraper ma correspondance, mais Singapour et Sydney sont très bien : wifi, douches, chaises longues… On y resterait presque. Le seul hic du voyage : la traversée Sydney / Auckland dans un avion partant pour Santiago (je me demande s’il est arrivé, vu son état), avec un petit gamin qui trouvait que crier en altitude, c’était drôlement plus amusant que crier sur le plancher des vaches, et qui en a donc fait profiter son entourage pendant 3 heures. J’ai été sage pour une fois, je n’ai rien dit.
Qu’est-ce que j’ai fait dans l’avion ? A peu près rien
de ce que j’avais prévu. J’ai dormi (j’étais vraiment épuisée, et puis il
fallait que je fasse deux nuits en 30 heures pour être cohérente avec le
décalage horaire). J’ai réfléchi à ce que j’étais en train de faire (quelle idée,
franchement). Et j’ai réfléchi au titre de ce blog. Je me voyais déjà en train d’écrire le premier
post intitulé « 30 hours in a plane, and all I came up with is this lousy
title ». Puis j’ai eu cette idée de « page blanche »
version Néo-Zélandaise (que ceux qui ne connaissent pas les All Blacks sortent tout
de suite de ce blog !). Malheureusement, le nom était déjà pris, donc j’ai
dû l’adapter. Bref, voilà.
Arrivée à Auckland, Ian (mon hôte local pour ceux qui ne
savent pas) m’attendait. Il m’a conduite à mon hôtel où j’ai pu m’installer et
envoyer les premiers signaux vitaux aux autorités compétentes :). J’ai ensuite profité
de ma vue sur mer (ce n’était pas prévu) et de ma chambre d’hôtel de luxe
(c’était prévu, merci les promos Expedia). Il était déjà tard dans la journée,
et le temps de répondre aux emails urgents, de ranger, de diner, il faisait
nuit noire. Trop tard pour la photo.
Premières impressions d’Auckland : gris (ça, ça a vite
changé), hilly (vallonné), volcanique, tassé, hétéroclite (architecturalement
et socialement), vivant, calme, agréable, sûr.
Dès le lendemain (mercredi dans ce pays), je suis allée
m’installer à l’Université. Hey les universitaires français : on a de
sérieux progrès à faire en matière d’accueil ! Je ne dis pas que j’ai eu
le meilleur accueil du monde (c’est plutôt « familial »), mais tout a
marché nickel, du premier coup, dans la journée… Bref, bonheur. Le seul hic,
c’est que je n’ai pas encore de bureau juste pour moi car il n’est pas prêt… Pour
l’instant, je suis dans un open space. Mais ça va venir vite. Ce sera plus
pratique pour faire des conférences téléphoniques après.
J’ai retrouvé Agnar (un respecté collègue Norvégien qui a eu
la même idée que moi : venir passer quelques mois ici). J’ai l’impression
que nous allons passer pas mal de temps ensemble les prochaines semaines… C’est
chouette. Nous sommes allés déjeuner tous ensemble (Ian, Agnar et moi) dans un
endroit super. Je ne vous raconte pas tous les détails tout de suite, car il
faut que j’en garde pour tenir plusieurs mois, et puis… ça me donne une raison
d’y retourner.
Bon, je vous vois vous impatienter derrière vos
écrans : qu’est-ce qui m’occupe tant et qui m’a empêché de faire ce blog
jusqu’à maintenant ? Trois choses : dormir, rattraper mon retard dans
les emails et chercher un appartement.
Pour ce qui est de dormir, ça va bien, merci. Je ne souffre
pas du jetlag dans la journée, mais je continue de me réveiller toutes les
nuits à 4h du matin. Je regarde l’heure, je prends peur, et je me rendors
souvent sur le coup ;).
En ce qui concerne le rattrapage de retard dans les emails,
j’abandonne l’idée d’y arriver avant la fin de la semaine prochaine (au moins), donc j’ai
décidé de faire passer ce blog avant. Toutes mes excuses à ceux à qui je n’ai
pas encore répondu, que ce soit pour des emails perso ou pro.
La recherche d’appartement, c’est une autre paire de
manches. Je savais avant d’arriver que la vie serait plus chère ici… mais je
pense que je n’avais pas bien pris la mesure des choses. Rassurez-vous, je vais
m’en sortir, mais ça rend la recherche plus compliquée. Il est hors de question
de trouver un appartement meublé à une distance raisonnable de l’université
pour un prix convenable. Par ailleurs, je pense que vivre seule n’est pas le
meilleur moyen pour rencontrer des gens. Pour ces deux raisons, je me suis donc
tournée vers la colocation. Il faut dire que jusqu’ici, mes expériences de colocation
sont plutôt réussies, alors pourquoi ne pas continuer sur cette bonne
lancée ? Bref, je cherche donc des colocataires et surtout, l’appartement
qui va autour. Bien sûr, tout cela prend du temps et est un peu stressant. Je
n’ai pas vraiment les moyens de rester dans l’hôtel dans lequel je suis (je
suis à la rue dimanche matin), donc je suis soucieuse de trouver rapidement. Cela
étant dit, je n’avais guère le choix : je n’aurai pas pu trouver d’endroit
depuis la France. La visite est obligatoire !
Sinon, dans les faits divers :
- Je me suis faite attaquer par des zombies
- J'ai assisté à une manifestation d'étudiants voulant le retour aux études gratuites... ça me rappelle quelque chose :)
- J'ai commencé à visiter la rue principale de la ville, envahie par les chinois
- J'ai mangé mon premier Kiwi
- J'ai vraiment hâte d'avoir un appartement
Pour finir, et parce que vous êtes nombreux à m’en avoir
réclamé, je vous donne mes trois premières (et uniques) photos. La vue de ma
chambre d’hôtel (bon, ok, c'est une vue sur le port... mais allez trouver ça à Lyon... et puis je vous assure qu'avec le soleil c'est magnifique, et que la nuit, c'est encore mieux), et deux aperçus de ce que je vois quand je vais à l’Université
(à 4 mn à pied de l’hôtel). Je pense que je vais être obligée d’appliquer une
censure sur les photos pour ne pas trop vous faire de peine.
Bon, je ne vous donnerai pas tant de détails à chaque fois…
On va dire que c’était l’amorce pour vous donner envie de revenir. Promis,
j’essaierai d’améliorer ce blog un jour, quand j’aurai le temps.
J’espère que vous allez tous bien là-haut.
Bises à ceux qui en veulent.
Amélie.



J'aurais bien laissé un commentaire blanc pour le fun, mais tu ne l'aurais jamais vu ! Sinon, c'est bon de te lire, et jusqu'à aujourd'hui il fait si doux chez nous (environ 25°C vers midi) qu'on n'a pas encore les idées noires... J'espère avoir gagné ma carte postale (même si ce n'est que la 2ème du lot), et pour info je préfère le sable blanc aux équipes de rugby toutes noires !... Biz et bon courage pour la recherche d'appart + coloc. Annick
RépondreSupprimerAh damned j'ai raté la carte postale
RépondreSupprimerAlors y a pas de catalogue paru vendu à Auckland :)
Bises ma fille préférée
Ta Mouman
Zut, j'ai aussi raté la deuxième carte postale ! Mais comme je suis en face du mur 2012, j'ai des chances d'en avoir… ;-)
RépondreSupprimerSinon, j'adore le titre de ton blog (que j'avais remarqué et compris tout de suite !) et je pense que c'est toi qui importe le sentiment révolutionnaire des étudiants parmi les pays du Commonwealth ! Comme tu vas en Australie bientôt (t'as vu j'ai tout lu !) on en aura une confirmation ?
c'est pas trop dur d'avoir la tête en bas ?
RépondreSupprimerMarianne
Tu te prêterais à une expérience scientifique ? Dans quel sens tourne le vortex de vidange de l'eau de ta baignoire ?
RépondreSupprimerJ'aurais enfin une réponse à cette question existentielle qui me trouble.
Et les zombies, c'est quoi cette histoire ?
en tous cas, c'est sympa d'avoir mis pour nous autres les photos à l'envers .......
RépondreSupprimerJC, alias jcc et autres surnoms non publiables
Merci pour toutes tes réponses à nos nombreuses interrogations : on était si pressant que ça ?
RépondreSupprimer;-)
Contente que tout se passe bien !
Stéphanie
Toujours autant de plaisir à te lire, un vrai roman en mieux !!
RépondreSupprimerEt pour la carte, toute blanche ou toute noire, ça me va du moment qu'elle arrive !!
Bisous
Sophie T.
Tous tes fans ne manqueront pas de te souhaiter un bon anniversaire !
RépondreSupprimerJ'espère être le premier.
En effet, il nous faut te le souhaiter la veille pour que tu l'ai le jour voulu !