Nouveau rêve...
J'entretiens une liste (mentale) de rêves : conduire une audi TT, faire du deltaplane, re-sauter en parachute, me garer en porsche 918 devant l'hôtel du Capitole à Québec un soir de concert de Diana Krall, changer de boulot, savoir jouer du piano, tenir un café, aller dans l'espace, écrire un livre (1) avoir une voiture à moi, etc. Là, je viens d'ajouter un rêve à la liste. Je vous raconte...
Je sais que j'ai
plein de choses à vous raconter et que je suis en retard, mais, une
fois n'est pas coutume, je sors de ma grotte (2) écrire « à chaud ».
Or, donc, ce
dimanche, je me suis arrachée à mon clavier pour aller au
pestacle !
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| Il fait moins beau qu'il y a un mois, mais il y a plus de monde. |
Voyez-vous, dans la
vie, il y a deux choses : le cirque (avec les clowns, les
magiciens, les acrobates, tout ça quoi), et le cirque du Soleil.
C'est quand même pas pareil.
Le cirque, et plus
globalement l'art de rue, est une grande tradition au Québec, et le
cirque du Soleil en est le fer de lance, et l'on comprend pourquoi.
Cette année, le
spectacle s'intitule Kurios, et la thématique tourne donc autour,
comme vous l'avez deviné, des objets et des inventions curieuses.
Les décors et costumes sont magiques : un mélange de Jules
Verne, Leonardo da Vinci, des fous volants, de 1900, et du 5ème
élément. Le tout sur une musique parfaite à la caravane palace.
Pour vous donner une idée de l'ambiance, j'ai volé des photos sur
internet, mais le mieux, c'est quand même d'aller voir leur siteweb et/ou les vidéos. N'en déplaise aux cyclistes (et en particulier, à moi), le
vélo tient une grande place dans ce spectacle… vous verrez.
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| Les costumes me font beaucoup penser aux chapeaux en papier que j'avais rapporté de Chine |
Les deux mots qui me
viennent à l'esprit pour décrire le spectacle sont « magie »
(bien qu'il n'y ait pas l'ombre d'un tour de magie dans tout le
spectacle (3)) et « poésie ». En plus de faire des
numéros totalement inimaginables et pour autant absolument parfaits,
au millimètre près, ils le font avec une poésie et une grâce qui
font toute la différence, et qui font s'envoler deux heures de temps
en un souffle.
Attention, ne lisez
pas la suite si vous comptez voir le spectacle (ou si vous comptez
que je vous y emmène, hein maman ?).
Tout commence par
une danse apparemment désordonnée de 25 personnes portant des
costumes tous plus farfelus les uns que les autres et jouant avec des
chaises. Ouais, bof. C'est ça le cirque du Soleil ? Mais…
attendez… euh… les gens là… la dame en blanc, avec son
parapluie… elle marche sur les chaises mais les chaises… elles ne
sont pas posées par terre… ah ouais, quand même… belle synchro.
Le temps de se rendre compte que la danse désordonnée est en fait
un incroyable numéro d’acrobate, un jongleur (qui était là
depuis le début) sort de la masse. OK. Nouveau rêve pour moi :
savoir faire un centième de ce que fait ce gars. Bon, déjà, de
base, il lui faut 5 objets avec lesquels jongler. En dessous, il n'y
arrive pas (le naze, moi oui !). Le problème c'est que les 25
gaillards qui lui tournent autour lui piquent ses objets, alors à
son tour, il est obligé d'en piquer à d'autre… tout en jonglant.
Bien sûr. Mais c'est pas tout. Un peu fatiguer de bouger tout le
temps, il prend une canne (ah, ce gars est peut-être normal). Oh
non… Il se la pose sur le front (oui, la canne), et continue à
jongler. Normal… Le numéro aurait presque pu être ennuyeux s'il
ne s'était pas terminé par une ascension (oui oui, hop, un fil dans
le dos et on le monte au sommet du chapiteau) tout en jonglant avec 5
quilles. Trop facile. Suivant.
S'en suivent un
couple d'acrobates qui font des saltos. J'aime pas les acrobates,
j'ai toujours peur qu'ils tombent. Ils ne sont pas prudents ces gens
là. En plus, eux, pour faire les choses simplement, ils montent en
haut du mât d'un bateau, et ils font leurs galipettes pendant qu'un
mec en bas pédale pour faire tourner le bateau (et donc eux si vous
avez bien suivi). Ouais, bon. Les référentiels relatifs, absolus,
les cours de physique, tout ça, ça doit les aider… ça doit être
simple. Suivant.
Bon, voilà
qu'arrive une main géante avec une sorte d'octopus multicolore posé
dessus. La musique s'envenime et l'octopus bouge. Beurk… Pas trop
envie d'approcher, et en même temps, ça tombe bien, on ne me le demande pas. Argh… non, ce sont des contorsionnistes. Bon, il
faut dire ce qui est : ce qu'elles font est vraiment très très
beau, et les costumes sont absolument magnifiques, mais… quelle
horreur de ne pas savoir à qui appartiennent les bras et les jambes,
et surtout d'avoir cette impression qu'ils ont été montés à
l'envers. Je m'obstine à compter les têtes… elles sont bien
quatre, mais la plupart du temps, on jurerait qu'elles sont huit
tellement il y a de membres qui se baladent partout… Je vais faire
des cauchemars, suivant.
Ah, voilà qui est
rassurant, une jolie demoiselle arrive et fait le tour de la piste à
vélo. Me voici de retour dans ma zone de confort. Elle entame son
deuxième tour de piste et, bien entendu, le vélo décolle.
Forcément. Quand on voit un vélo comme ça, on n'imagine pas le
nombre d'acrobaties que l'on peut faire avec : passer dans le
cadre, s'accrocher au roues, faire le poirier sur le guidon, pédaler
la tête en bas… C'est sûr, cette jolie demoiselle aurait pu faire
son numéro de trapéziste avec un trapèze normal, mais ça aurait
été trop simple. Un vélo c'est plus drôle. Je pense que la
différence entre nous et les artistes de cirque, c'est que nous, on
n'a pas toutes ces idées tordues… c'est tout, ça ne tient qu'à
ça. Il n'empêche que ce numéro m'a occupé la tête sur toute la
(longue) route du retour. Elle est arrivée en vélo. Elle est
repartie en vélo… et dans les airs, le vélo était tantôt « vers
le haut » et tantôt « vers le bas ». How come?
Combien de chaises
faut-il pour changer une ampoule au Québec ? Beaucoup. C'est
l'heure du souper. Une famille s'installe autour d'une table et une
lampe du lustre grille. Et voici que commence un empilement de
chaises sur la table pour aller la changer. 1, 2, 3, 4… plus
l'acrobate empile les chaises et plus le lustre monte, évidemment.
Ouais. Un peu facile ce numéro, me dis-je quand soudain, le haut du
chapiteau s'illumine et une table « miroir » apparaît.
C'est la course entre le haut et le bas pour attraper le lustre.
Alors autant monter sur une pile de chaises c'est impressionnant mais
c'est du déjà-vu pour moi, autant « descendre » sur une
pile de chaises depuis le plafond, ça m'impressionne. Note pour plus
tard : ne pas acheter de maison haute de plafond. Suivant.
Arrive un gars sur
un traîneau-vélo(-volant-dans pas longtemps). Je vous laisse vous
imaginer l'engin. On lui passe une pile de boîtes de conserves
(genre boîtes de 5kg de haricots verts, mais ça marche aussi avec
les petits poids). Il les empile à sa façon : une verticale,
une horizontale, une verticale, etc.). Il pose une planche dessus, il
monte sur la planche et hop… il plie un peu les genoux, bouge dans
tous les sens, mais tient debout ! Moi, quand je me suis abîmée
le genou, la kiné m'a fait monter sur une planche avec une
demi-boule en dessous, et il fallait que je tienne une minute. Il m'a
fallu 15 séances avant d'y arriver… Lui, au bout de 15 secondes,
il a rajouté des boites à sa pile, il a fait une petite prière, et
hop, son traîneau-vélo-volant s'est envolé, avec lui, sa pile, sa
planche, et son équilibre… et comme si ça ne lui suffisait pas,
il s'est mis à se balancer… Insane. Je suis jalouse. Suivant.
La suite, je ne peux
pas bien vous la raconter parce que je ne l'ai pas vue : c'était
un spectacle de cirque invisible orchestré par le magicien-clown du
cirque… Invisible, et pourtant si drôle, comme les autres numéros
de ce clown.
Arrive ensuite une
bande de pêcheurs sur un filet (oui oui, « sur »). Le
filet est en fait un
trampoline, et les
pêcheurs des acrobates… J'ai des souvenirs de trampoline chez le
kiné aussi… déjà toute seule, j'avais du mal à marcher dessus…
mais eux, ils se le partagent à 8… et non seulement ça à l'air
facile (bon d'accord, il est plus grand leur trampoline), mais en
plus… ils font des trucs absolument incroyables…
Bon, j'en passe et
des meilleurs : des acrobates au sol qui se lancent les uns par
dessus les autres, qui font des pirouettes et des saltos et qui font
des « piles » humaines de 4 hommes de haut avant d'en
lancer un 5ème qui se pose comme une fleur sur les épaules du
4ème ; un gars qui fait du yoyo comme on ferait du diabolo et
qui, bien qu'il n'ait que deux mains, joue avec 4 yoyos à la fois,
etc.
Bon, voilà, je vous
laisse. Moi, il faut que j'aille rêver (et trouver une école de
cirque où m'inscrire à la rentrée).
(1) Au passage, pour répondre au commentaire de ma chère tante : hors de question que qui que ce soit publie mon blog sous forme de livre. C'est ma job ! Et pour la NZ, ça avance doucement, mais
(2) Oui, ma grotte.
Figurez-vous que je me suis mise à faire un truc pour le boulot, et
qu'incidemment, ça a réveillé ma fibre geek, et que je suis
maintenant complètement accro à ce que je suis en train de faire.
Cela va bientôt faire 4 jours que je n'ai pas fait autre chose…
pas répondu à un mail, pas fait la vaisselle, pas fait de tourisme…
rien. La bonne nouvelle c'est que j'ai bientôt fini et que ça
marche… je ne suis peut-être pas perdue pour la science
après-tout.
(3) Quoi que. Si
l'on regarde l'ensemble du spectacle, ils font rentrer un train, un
bateau, une main géante, un galet et la taille de mon appartement,
un « mini » cirque de la taille de la piste, et une
chaise géante sur la piste le temps du spectacle… Ça reste un peu
magique pour moi.





Moi j'ai pas lu le billet parce que je vais aller les voir en vrai avec MA FILLLLLLLLLLLE Trop bien
RépondreSupprimerNous, nous avons vu le spectacle gratuit du Cirque du Soleil quand nous avons séjourné à Québec. Cela se déroule sous des échangeurs de périphérique et c'est magique, étonnant et décalé. Ton message me rappelle ce merveilleux moment... Il y a 2 ans, l'année et le lieu où je me suis arrêté de fumer...
RépondreSupprimerNous, nous avons vu le spectacle gratuit du Cirque du Soleil quand nous avons séjourné à Québec. Cela se déroule sous des échangeurs de périphérique et c'est magique, étonnant et décalé. Ton message me rappelle ce merveilleux moment... Il y a 2 ans, l'année et le lieu où je me suis arrêté de fumer...
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