Sincère gentillesse

J'ai au moins deux billets de retard sur ce blog, mais ils impliquent un conséquent tri de photos, alors ça attendra.

Là je suis assise sur la pelouse du château Frontenac en train d'attendre le feu d'artifice des fêtes de la nouvelle France (plus de détails dans un autre numéro). J'ai fini de relire les articles que je devais relire et il me reste quelques minutes avant le début alors je pense à vous :)

Avant ça, j'ai mangé un bon sandwich avec du bacon au sirop d'érable et des pacanes, en écoutant un bon (et beau) chanteur de jazz/folk/blues. Et après les feux, s'il ne pleut pas, j'irai manger une glace avec des amis. Et demain... non je ne vous dis pas. Vous saurez en temps utiles.

Je crois que j'enjoy mon self very much. Merci.

Bon. Je profite donc de ces quelques minutes pour partager avec vous des considérations que je voulais partager depuis longtemps.

Considération n°1 : j'aime bien la façon dont ici, on se dit pardon quand on se bouscule ou que l'on se gène. Bon, d'abord, on fait en sorte de ne pas avoir à se dire pardon, ce qui est déjà pas mal. Ensuite, quand il faut le faire, on se dit pardon en se regardant et en se souriant... ce qui est bien plus plaisait que la pseudo-ignorance qu'on voit si souvent en France. Souvent, on engage même la conversation... les gens sont vraiment gentils et ouverts ici. 

Considération n°2 : un autre truc qui m'épate, c'est le respect des règles, de la signalisation et de l'autorité. Par exemple, ici, on ne traverse pas au rouge, même s'il n'y a personne. Cela dit, les feux sont si compliqués ici (pareil, je vous donnerai des détails dans un autre numéro), qu'il ne faut pas faire n'importe quoi. Or donc, à part pour les cycliste qui bénéficient d'une tolérance, tout le monde respecte la signalisation, et les agents de police qui font traverser dans les cas particuliers. Par exemple, ce soir, il y avait la parade (ça aussi je vous en parlerai plus tard). Certaines rues étaient donc barrées, et les agents faisaient traverser les piétons aux croisements dangereux. Un agent par croisement suffit ici, puisque tout le monde respecte. Mais ça donne des situations cocasses : l'agent fait arrêter les piétons pour que les voitures passent. Une voiture s'arrête pour demander des renseignements à l'agent, la discussion s'engage. Vous me croirez si vous voulez, mais aucun piéton n'a osé traverser pendant les 3mn que la conversation a duré (sauf des indiens (d'Inde) qui se sont faits rattraper par des locaux). 

Considération n°3 : en fait, c'est la cause des deux premières considérations. Ici, les gens s'intéressent à vous, et pas qu'en surface. Le traditionnel "bonjour ça va bien" quand on arrive dans un restaurant, un magasin ou dans un bar n'est pas une formule de politesse : c'est une véritable question intéressée. J'aime bien ces gens. 
Et ma dernière considération de la journée sera la suivante : quoi de mieux dans la vie que de mordre dans un bon pain à la banane en humant l'odeur d'un bon café ? (Je sais, ça n'a rien à voir, mais c'était mon plaisir du matin et il fallait que je le partage !).

Les feux vont commencer, ça s'ra pas bien long maintenant, alors je vous laisse !

A un autre tantôt !

P.S : En rentrant des feux, j'ai voulu prendre un raccourci et je me suis retrouvée enfermée dans le jardin du monastère des ursulines (je suis rentrée, c'était ouvert... le temps de m'apercevoir qu'il n'y a pas d'autre sortie, l'entrée était fermée), fort joli le monastère soit dit en passant. Je ne savais pas qu'il existait des monastères pour les soeurs. Des Nonnastères, à la rigueur, pourquoi pas... Bref, tout ça pour dire que si un jour j'ai une fille, je l'appellerai ursuline, pour qu'elle n'ait rien à envier à son frère Nicéphore. 

P.P.S : Aux feux, il y avait un papa, une maman, et 3 enfants. La crise : seuls deux des 3 pouvaient être pris sur les épaules en même temps. J'ai proposé de prendre le 3ème. Le papa : "Ah, merci beaucoup". Pof. Il me met le gamin sur les épaules. Je commence à discuter avec le gamin. Le papa : "Mais, t'es pô du couin toa ?!?". Moi : "Non, j'suis frinçèse". Lui : "Bah, avant qu'tu parles, on aurait pû confondre". Moi, intérieurement : :D


Commentaires

  1. Et comment tu as fait pour sortir des ursulines? Une prière à Ste Ursule?

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  2. Merci pour ces tranches de vie que tu nous fait si bien partager. C'est aussi exquis que ton pain à la banane ! Et puis, j'adoooore tes considérations. Vivement le prochain post. Bises oullinoises. LN

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  3. Oui c'est vrai ça : comment tu as fait pour t'échapper du jardin monacal ? On veut savoir !!

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  4. Un truc bizarre: mon commentaire, écrit vers midi aujourd'hui jeudi, apparaît daté de 21h56 hier soir, ce qui ne correspond pas au décalage horaire, qui est de six heures, si je ne me trompe.

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  5. Ah! Serait-ce que ton blog est toujours à l'heure néo-zélandaise?

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  6. On va tous faire un effoort pour être aussi gentils que les Canadieins...
    Qui peut me donner un cours d'écriture de l'accent?

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  7. et n'oublies pas pour le petit troisième il y avait Avogourd

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