Mardi 10 décembre

8h. Alors que je suis en train de préparer le café et de me dire que j'ai un sentiment de déjà vu, j'entends du bruit à l'extérieur. Mais le bruit est différent d'hier. C'est le bloc extérieur qui arrive… et il est massif. I  l faut le descendre dans le jardin. Mais tout est prévu. Un deuxième camion vient livrer devant la maison une machine impressionnante : un transpalette sur chenilles. Je me précipite pour récupérer mon téléphone et couvrir médiatiquement l'événement et là, c'est le drame : je l'ai mal branché cette nuit et il me reste un pourcent de batterie. Impossible de faire des vidéos, il faudra se contenter de photos. 

La diabolique petite machine rouge. Difficile d'imaginer qu'elle va porter 240kg sans peine !


La petite machine rouge, chargée du bloc externe, passe au millimètre entre le pied de l'échafaudage et celui du tilleul. Dans l'escalier du jardin, c'est pareil : pas le droit à l'erreur. Alors que je couvre l'événement depuis l'arrière du cortège, je suis tétanisée à l'idée qu'un des gars est "sous" la pompe pour la retenir au cas où elle bascule. 240kg tout de même. J'ai deux ou trois notions de physique, et je pense qu'elle sont suffisantes pour juger que ce n'est quand même pas l'idée du siècle. Mais bon, au final tout se passe bien. La petite machine est effectivement capable d'ajuster le point d'équilibre de la charge en temps réel, et de descendre l'escalier sur ses chenilles sans l'ombre d'un effort. Cinq minutes plus tard, le bloc n'attend qu'une chose, être hissé sur la dalle. 


Tranquille, on descend les escaliers !

Les gars sont chauds. Ils décident de profiter de la machine et de la bonne dynamique pour remonter la vieille chaudière gaz de la cave. Il y a juste un problème : le passage n'est pas vraiment dégagé. J'entreprends donc de le faire pendant que les gars vont meuler (un peu à l'arrache) tous les bouts de la chaudière qui dépassent. 

Dans l'entre-faits, la femme de ménage (la pauvre) arrive. La maison est sans dessus dessous. Le matériel de ménage est inaccessible. Mais cette dame est incroyable. Elle ne se démonte pas, elle enjambe une palette qui traine, et hop, la voilà partie à faire le ménage d'une maison en chantier. Elle a toute mon admiration. 

Je finis de dégager le passage tout en suggérant aux chauffagistes de finir de casser le nez de marche un peu affaibli de l'escalier avant qu'il ne cède sous le poids de la machine + la chaudière. Acceptant mon conseil, qu'ils jugent avisé, ils me font une belle découpe dans la marche (ironie). Quelques secondes plus tard, la force tranquille de la petite machine rouge opère, et la vieille chaudière commence à monter, lentement mais surement, du fin fond de la cave.

Personne ne dit rien, mais je suis absolument certaine qu'à ce moment là, on a tous les 4 la même idée en tête : "purée, elle est haute la dernière marche quand même !". Et elle se rapproche. Mais finalement, ce n'est pas elle qui va poser problème… Au moment de franchir la dernière marche, le pilote de la machine, qui a mal visé, encastre l'arrière de la chaudière dans la porte. Les voilà coincés ! Celui du haut ne peux pas lâcher la machine, qui est en équilibre sur la dernière marche, et ses deux compères sont de l'autre côté, en contrebas de l'escalier. On sent le malaise… et moi, je le photographie. Mais bon, une fois mes obligations médiatiques effectuées, je ne laisse pas à la panique le temps de s'installer. Ni une ni deux, je pose mon téléphone et son pourcent de batterie robuste, je me faxe entre la chaudière et la porte, et je la dégonde (la porte, pas la chaudière). Hop. Un nouveau problème réglé. 


Hop hop hop. Adieu petite chaudière, tu ne nous casseras plus les oreilles !


Entre temps, les maçons sont arrivés. Ils ont presque fini le chantier. Je montre vite fait mes œuvres du week-end à l'un d'entre eux pour savoir si j'ai bien travaillé et si je peux continuer sur ma lancée… Il semble satisfait. Il ne reste plus qu'à trouver du temps pour finir, mais ce ne sera pas pour cette semaine. 

La journée travaux est finie pour moi… le travail m'appelle. Mais je fais quand même une petite visite de fin de chantier. 



A la cave, l'annexe de la plomberie se développe bien ! 

Dans le jardin, le bloc est posé sur la dalle, dans le bon sens !

A la cave à nouveau, le bloc principal de la pompe à chaleur est en place. Il ne reste plus qu'à raccorder tout ça !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Bien rentrée...

Le chantier de la cheminée - Jour 1

NY - Day 4 - 16km à pied