Petit lundi, grosse semaine !
Le titre est une mention spéciale à mon frère ! 😉
Lundi matin, après la course usuelle (se lever, aider Jade à gérer le repas de la tribu d’animaux qui est tout un sketch, préparer le café, envoyer les plans que j’ai oublié d’envoyer au menuisier, envoyer Jade au boulot parce qu’il en faut bien une qui bosse), je m’installe enfin avec mon café chaud, enfin tiède, devant mon ordi pour préparer ma journée de travail quand soudain, la sonnette retentit.
J’ouvre, et je demande au gars, qui pense légitimement être
le seul corps de métier sur le chantier, qui il est. « Bah, le
couvreur » me répond il un peu étonné. Ah oui, suis-je bête, le couvreur.
Je lui propose un café, mais non, me dit-il, il attend le reste de l’équipe. Je
me retourne pour rentrer dans la maison, et je me fais doubler par deux gars
chargés de caisses à outils qui font littéralement comme chez eux. Ce sont les
plaquistes. C’est lourd les outils, pas le temps de niaiser ! Le couvreur,
planté sur le trottoir, commence à comprendre qu’il ne sera pas tout seul à la
machine à café aujourd’hui.
J’accueille les plaquistes comme il se doit, dans ma cuisine
au sol fraîchement déposé de son carrelage (du moins partiellement). Ils sont
un peu déçus, car je n’ai pas fini le rang que je leur avais promis, et pour
cause : un tuyau de gaz me barrait la route. Mais ce n’est pas si grave
car, à ce moment de la conversation, la sonnette retentit. « Bonjour, vous
êtes ? » « Les plombiers ! ».
J’accueille les plombiers comme il se doit, enfin presque.
« Oui, bon. Bonjour. Alors là, faut que je finisse ma conversation avec le
plaquiste, mais est-ce qu’en attendant, vous pourriez aller me couper ce tuyau
de gaz, car j’ai besoin de virer ce carrelage pour le plaquiste et faut que ce
soit fait dans une heure » (il est 8h30). Compréhensifs et débrouillards,
les voilà partis à la cave me couper le gaz.
Je finis ma longue discussion avec les plaquistes sur la
stratégie à adopter, parce que vous comprenez, le week-end aidant, on a décidé
avec madame de changer les plans de la cuisine. Ce n’est pas super cool pour
lui, mais bon, on ne refait pas sa cuisine tous les 5 mois hein ! On a une
idée un peu folle, mais avant de se lancer, il faut vérifier avec le plaquiste
qu’il sera en mesure d’en assumer les conséquences, et s’enquérir auprès du
maçon de la faisabilité technique de ladite idée. Tiens, d’ailleurs, il est où
le maçon ?
Je croise le plombier. On fait la visite de chantier et je
leur explique tout ce qu’il y a à faire : en gros, prévoir toutes les
arrivées et évacuations de la salle de bains, qui passent exclusivement par le
faux plafond de la cuisine, afin que le plaquiste puisse avancer de son côté.
Et accessoirement, virer tout ce qui ne sert à rien (si vous saviez…), prévoir
les arrivées et évacuations de la future salle de bains du 2ème, la
VMC, le chauffage, etc.). Ils ne rigolent pas trop… et moi je me dis
« chouette, je les ai occupés pendant un moment ». Et je me dis aussi
« heureusement que l’électricien ne vient que demain, car je ne sais pas
où j’aurai trouvé le temps de lui parler ». Il m’explique en quelques mots
que ce serait quand même plus simple pour bosser si on déconnectait la douche.
Hum. Ce n’était pas prévu.
Ding dong. La sonnette. J’ouvre.
Je vois débarquer 4 gars en gilets jaunes, dont deux que je
reconnais. Le couvreur croisé ce matin, et le chef de chantier couverture avec
qui on parle depuis des mois. Tiens, c’est curieux, les maçons ne sont toujours
pas là. D’habitude ils arrivent plus tôt.
Le couvreur m’annonce qu’ils ont fait le tour, que ça s’est
bien dégradé depuis la dernière fois (merci, je sais, je retrouve régulièrement
des tuiles entières dans mon jardin, surtout après la dernière tempête), qu’il
va falloir décider entre pose à sec et pose au mortier, et qu’il va falloir
créer une nouvelle descente de gouttière. Tout ce que je trouve d’intelligent à
lui répondre à ce moment-là, c’est « vous voulez un café ?». Fin des
débats.
J’invite tout le monde au café (plaquistes, plombiers,
couvreurs). Il n’y a que le maçon qui manque à l’appel. C’est vraiment bizarre.
Alors que l’on se lance dans une discussion digne d’un café
de chantier à base de « ils sont mignons les chats, mais attention, elle,
elle griffe), le téléphone sonne. C’est Jade qui me rappelle. Je lui demande
(devant tout le monde) si ça la dérange qu’on vire la douche et les toilettes
du 1er étage. Feu vert. Par acquis de conscience, je lui demande si
elle ne veut pas faire une petite cérémonie d’adieu à cette douche qu’on aimait
tant (ironie), quand je réalise que les ouvriers me regardent bizarrement. Ils
ne sont pas encore habitués à mon humour.
Je raccroche. Feu vert pour démonter la douche, la baignoire
(que l’on n’utilise jamais) et les toilettes. Tout le monde repart bosser, et
j’entends faire de même, quand soudain je réalise que les principaux
intéressés, les plombiers, sont déjà repartis bosser et ne sont pas encore au
courant de la bonne nouvelle.
Pendant ce temps-là, le plaquiste, obsédé par les angles
droits (pas de bol chez nous), a commencé à railler côté jardin. Il m’explique
son plan pour « rattraper les angles droits » et là, je lui
dis un truc du style : fort bien, mais si vous faites ça, vu que le
mur n’est pas droit et que la cuisine se resserre, quand vous allez arriver à
l’autre mur, vous allez être à 35cm, et pas 14… et moi, je ne passerai plus mes
fesses entre mon placard et mon évier. Pakon me dit-il. Je vais revoir mes
plans.
Bon. Tout le monde étant désormais occupé, je peux enfin
m’attaquer à MA mission, à savoir finir de déposer mon carrelage. Coup d’œil à
ma montre. Quuuuooooiiii, il est déjà 11h ? Je monte les escaliers 4 à 4
pour ne pas manquer mon rendez-vous avec la journaliste de National Geographic
(là et là).
12h30. Je redescends voir l’avancée du chantier. Il y a du
bruit dans le salon. 7 mecs font la queue devant le four à microondes, devant
le regard ébahi des chatons qui ont des gratouilles gratuites. On discute 5mn.
Le sujet du moment, c’est le papi qui a insulté le couvreur et bloqué la
circulation du village pendant 30 minutes, parce qu’il s’est garé en face du
Manitou (alors que la place est explicitement condamnée). Le couvreur lui a
fait remarquer qu’il ne pouvait pas se garer là car il empêchait les camions de
passer, et le papi lui a répondu qu’il n’en avait rien à faire, et qu’il
s’était toujours garé là et qu’il n’avait pas l’intention de changer parce
qu’un gros *** le lui demandait.
Je leur souhaite un bon appétit, et je me dirige pour ma
part, enfin, vers mon chantier. « Bon, bah désolée mais je vais faire du
bruit pendant votre pause déjeuner. » annonce-je.
« Pas grave », me répond l’un des couvreurs qui ne
manque pas d’humour. « Nous on fera du bruit pendant vos réunions !».
Arrivée dans la cuisine, je chausse mes plus beaux EPI
(équipements de protection individuelle) : casque, lunettes, gants, masque
anti-poussière de l’espace, et j’empoigne mon engin de destruction (merci Jade
bon ce beau perfo Makita). 4 minutes plus tard, le carrelage a disparu (oui,
c’est plus rapide de virer le carrelage que de s’équiper pour le faire), et un
bout du plancher aussi. En enlevant le dernier carreau, j’ai cassé une pierre
(enfin, je pense qu’elle était déjà bien atteinte) et ouvert un accès direct à
la cave d’une quinzaine de centimètres de diamètre.
Le plaquiste arrive pile à temps pour constater les dégâts.
Je l’enjoins à regarder ou il met les pieds pour ne pas se tordre bêtement la
cheville. Nous réfléchissons ensemble à comment réparer ça avant de railler.
Parce que oui, ça va bien évidemment passer pile dessus. Là, une idée de génie
me vient : je vais demander au maçon. Tiens, d’ailleurs, mais d’ailleurs,
il est où le maçon ? Toujours pas là.
Le plaquiste m’informe que le patron (Romain) va passer dans
l’après-midi, vers 14h. Pas de bol, j’ai aussi une réunion à 14h… Pendant ce
temps-là, les plombiers ont pris un certain nombre d’initiatives. Je m’en rends
compte car, pendant que nous tirons des plans sur la comète avec le plaquiste,
nous sommes interrompus par une baignoire qui traverse la cuisine. Tiens. Ça me
met la puce à l’oreille et je me dis qu’il serait peut-être grand temps que
j’aille faire le point avec les plombiers dans la salle de bains.
Je monte dans la salle de bains. Bon. C’est sûr, à un moment
ou à un autre, il faudra la détruire cette salle de bains, mais je n’avais pas
prévu que le moment soit maintenant. Je regarde les plombiers, un peu étonnée. « Bah
quoi ? De toute façon, avec la baignoire, on n’aurait pas pu travailler. »
Il n’a pas tort.
Nous décidons rapidement qu’ils vont préparer les
évacuations et arrivées côté baignoire, puis qu’ils déconnecteront la douche et
le meuble de l’évier, avant de reconnecter le dit meuble du lavabo sur les
nouvelles arrivées, pour que nous puissions nous laver les dents et avoir un
point d’eau à l’étage. Je dois donc, dans les 7 minutes qui me restent avant ma
prochaine réunion, vider ce qui reste de la salle de bains. La seule chose
intelligente qui me vienne à l’esprit à ce moment-là, c’est d’attraper les
paniers à linge, de vider leurs contenus éventuels en tas dans le bureau, et de
les utiliser pour tout déménager. Pour ce qui est des tiroirs, c’est simple, je
les déplace, tout simplement, en un autre tas au milieu du couloir. 6’59 plus
tard, je suis assisse à mon bureau. Réunion.
Je vous rappelle qu’à ce moment de l’histoire, il est 14h,
et que le menuisier doit arriver à 14h.
Heureusement, il est en retard.
40 minutes plus tard (en voilà une réunion efficace), je
redescends voir les plaquistes… Ils ont bien avancé dans la cuisine. La moitié
du mur du fond est isolée. Je leur propose donc un café pour fêter ça, et je
vais préparer la cafetière (je vous rappelle qu’à ce stade de la journée, le
seul point d’eau du rez-de-chaussée est le lave mains des toilettes, et que par
conséquent, la vaisselle des objets volumineux se fait à la cave). Les mains
pleines de marc de café, je me retrouve nez à nez avec… le menuisier. Je laisse
tout en plan, m’essuie vaguement les mains sur mon pantalon de bricolage (ça ne
se voit pas en réunion), et nous attaquons la visite du chantier. Sujet numéro
un : qu’est-ce que l’on fait de la cloison de la cuisine, la seule que
nous n’avons pas détruite, mais pour laquelle, finalement, nous pensons que ce
serait une bonne idée de le faire. Une des questions techniques qui va influencer
notre décision, c’est de savoir si on pourra faire un raccord de plafond. Feu
vert du menuisier. Ensuite, on fait le tour du reste du chantier, et je le
conduis au nouveau trou que j’ai fait dans le plancher… mais… il est déjà
bouché. « Ah oui, me dit le plaquiste. J’ai vu ça avec le maçon, et il l’a
rebouché. C’est réglé.». Ils sont vraiment trop bien ces gars ! Ah, et
comme le maçon est là, autant en profiter, car c’est lui qui a la réponse à ma
deuxième question : est-il ok pour me faire un joli enduit sur mon mur si
j’abat la cloison. « Bah oui » me dit-il. Joie. Un nouveau chantier à
coordonner, mais ça va être tellement magnifique !
Autre sujet : le faux plafond de la cuisine : pour
le refermer, il faut d’abord passer toute l’électricité et toute la plomberie.
Pour ça, il faut que les plombiers aient le tracé des futures cloisons. Pour ça,
il faut que le plaquiste intervienne dans la salle de bains, pour ça, il faut
virer la cloison du fond, et ce n’est pas prévu tout de suite. Pas grave, on s’adapte.
Le menuisier repart. Je vais voir les plombiers.
Quelques marches avant la salle de bains, j’entends un bruit
suspect.
Je rentre dans la salle de bains, et je les vois en train de
fracasser le meuble des vasques à coup de masse pour que ce soit plus facile à
descendre.
Autour d’eux, il n’y a plus de douche, plus de WC, plus de
baignoire… bref, plus grand-chose. Je leur rappelle poliment qu’on avait dit qu’on
remettrait les vasques en service, mais « oups, ils ont oublié ». Et
en même temps, l’histoire leur donnera raison. Je valide la fin de la destruction,
et fais le point avec eux sur ce qu’il reste à faire. J’ai notamment besoin qu’ils
me virent le radiateur de la salle de bains pour que je puisse virer la cloison
qui se trouve derrière. Ils reviendront demain.
16h44. Mer…credi. Nous avons rendez-vous à la banque dans 16
minutes (parce que oui, il faut bien financer tout ça). Je vais prendre ma
douche. Ah non. C’est vrai, il n’y a plus de douche. Bon. Toilette rapide à
l’eau froide au deuxième, allumage du chauffe-eau d’appoint pour éviter les
mauvaises surprises à Jade demain matin, pantalon propre (le reste aussi,
rassurez-vous) et me voici en route pour la banque.
J’y retrouve Jade qui a eu sensiblement la même journée que
moi, mais au boulot.
Quelle journée.
Epilogue : retour à la maison après un diner en ville
bien mérité, nous finissons les quelques dernières tâches du quotidien :
nourrir les chats (rebelotte), ranger un peu la maison, préparer le café pour
les ouvriers le lendemain matin…. Puis je pars faire la lessive tandis que Jade
monte. Du fin fond de la lingerie, la tête dans le tambour de la machine,
j’entends un cri d’effroi déchirant. Je monte les escaliers quatre à quatre
(enfin, deux à deux), m’attendant à trouver une scène dramatique comme celle du
cadavre d’un ouvrier enroulé autour du fil d’un marteau piqueur. Mais c’est
pire. Je vois Jade, qui constate avec un désarroi fort à propos, que
l’intégralité de sa salle de bains est empilée au milieu du couloir qui nous
permet d’accéder à notre chambre.
Oups. Déso. Je n’ai pas eu le temps de ranger.
A minuit, Jade et moi déménageons donc notre « pile »
de salle de bains au deuxième étage, en slalomant au milieu des morceaux de
tuiles et des paquets de laine de verre, car les couvreurs ont réussi à faire tomber
des débris au milieu de l’escalier par la trappe du grenier qui n’était pas
fermée.
Vivement demain.
Mardi.
Je vous la fais plus courte.
Nous accueillons une nouvelle femme de ménage. Je pensais qu’elle
allait faire une crise cardiaque en voyant l’état de la maison, mais non. Elle
collabore avec les ouvriers pour organiser les déplacements de poussière. Elle
est vraiment cool.
Le couvreur et le maçon ont bien bossé, comme d’hab. Malgré
la pluie. Ils ont eu le droit à des chouquettes.
Le couvreur a commencé à préparer le chevêtre du Vélux... par l'intérieur (longue histoire). Du coup, ensemble, on a fait tomber une partie du plafond de la chambre du 2ème étage, et découvert davantage d'éléments de la charpente... Olàlà, que c'est beau. J'ai hâte de vous parler des futurs travaux de cette pièce.
Le plaquiste n’est pas venu. Il alterne entre deux
chantiers. Ce qui a fait plaisir aux plombiers, qui avaient de l’espace pour bosser.
Le radiateur a disparu. Le plancher est perforé pour laisser
passer les nouveaux tuyaux d’arrivée et d’évacuation.
Le jardin, peu à peu, continue à se transformer en
déchetterie.
En fin de journée, je trouve 5mn pour monter sur le toit et
prendre des photos. Je gagne par là-même des points au classement des clients
qui s’intéressent à leur chantier. J’ai même le droit d’utiliser la cloueuse
pour mettre un liteau sur l’écran de sous-toiture. Hi hi (oui, j’ai 5 ans, et
alors ?).
Mercredi.
Le maçon a recouvert tout le haut de la façade d’une épaisse
couche de chaux. C’est parti pour la suite de la transformation. J’apprendrai
plus tard que la boulangère a passé toute la matinée à entendre les clients
râler parce qu’ils croyaient qu’on allait recrépir la façade et ne pas laisser
les pierre apparentes.
De mon côté, entre deux réunions, je détruis le mur du fond
de la salle de bains. Le meilleur moment : la destruction, en moins de 9
minutes, du très controversé muret de pavés de verre qui séparait les toilettes
du meuble vasque. Le moins bon moment : le rangement de chantier,
notamment quand il a fallu tout descendre à la cave. Ce jour-là, j’ai monté 60
escaliers selon ma montre.
Pendant ce temps-là, les électriciens commencent le grand
chantier de l’identification du scoubidou géant que constitue notre réseau électrique.
Ils débranchent, je pense, des kilomètres de câbles inutiles.
Jeudi.
Départ 7h, retour 19h. Frustration, je ne peux pas voir l’avancée
des travaux extérieurs.
A l’intérieur le plaquiste a un peu avancé sur la cuisine…
Il a démonté la fenêtre intérieure de la cuisine. C’est tout ?
Je monte voir la salle bains. Ah non, ce n’est pas tout.
Joie… Ils ont avancé la destruction des cloisons et du plafond. Ce n’était pas
prévu de faire ça maintenant, mais bon, au point où on en est…
Vendredi.
Frustration. Je voudrais suivre mon chantier, mais je
travaille toute la journée. J’arrive quand même à m’éclipser pendant le
déjeuner pour faire une visite de chantier.
Côté toiture, c’est impressionnant, ça avance vite. Je pense
qu’ils vont finir à l’heure si la météo se maintient.
Côté maçonnerie, point mort. Je savais qu’ils ne seraient
pas là, ni le jeudi ni le vendredi.
Côté plaquiste… tornade blanche. Les déchets de la salle de
bains sont évacués (y compris ceux que j’ai produits moi-même, et les cloisons
continuent à tomber les unes après les autres.
Avant de repartir travailler, je laisse un petit billet pour
que la pile de la déchetterie disparaisse, et ça marche. La douche, et tout un
tas d’autres choses encombrantes, disparaissent de la pelouse comme par
enchantement. Si je n’ai pas de succès dans mon métier actuel, je me lancerai
dans la magie !
La semaine suivante... Ne nous laisse pas sur notre faim!
RépondreSupprimerP.S. pas besoin de 4 S pour écrire assise