La Sky Tower a la tête dans les nuages
Ce billet aurait pu s’appeler « Samedi pluvieux, samedi
studieux », « youpi, il pleut », « pèle mêle » ou « considérations
philosophiques sur la vie quotidienne », mais quand j’ai jeté un œil à la
Sky Tower en entrant dans le salon, je me suis dit que ce titre était mieux.
Bon, donc, en vrac, plein de choses à vous raconter.
Poésie.
Félicitations à toutes les personnes qui ont répondu à ma
petite poésie par une petite poésie aussi. Mention spéciale à ma tante qui fait
partie des rares personnes à oser mettre des commentaires sur ce blog, à mon
frère, qui, par la même occasion, m’indique qu’il est toujours vivant. Ouf, ça
me rassure :).
De mon côté, je suis très contente d’avoir relevé le défi (car oui, vous vous
doutez bien qu’il y avait un pari stupide avec un copain là-dessous).
Youpi, il pleut.
Oui, je sais, ça peut paraître bizarre… Mais youpi, il
pleut. De la vraie pluie qui mouille et qui imbibe la terre. C’est les
premières gouttes de pluie que les Néo-Zélandais voient depuis Noël. La
sécheresse ici est un véritable problème. Les agriculteurs estiment qu’ils ne
pourront produire que 40% de ce qu’ils produisent habituellement (céréales,
légumes et fruits, produits laitiers), ce qui est un problème économique
considérable pour le pays. Si vous êtes attentifs, vous verrez dans mon
prochain message avec photos, quand j’aurais rattrapé mon retard, que la
sécheresse est vraiment là.
De mon côté, je vais profiter de la pluie pour essayer de
rattraper mon retard sur… euh… tout. Bon, j’espère qu’il va pleuvoir pendant
quelques jours !
Considérations philosophiques sur la vie quotidienne.
Il y a des choses dont je ne parle jamais dans ce blog,
parce que je me dis que ça n’intéresse pas les lecteurs. Pourtant, il y aurait
beaucoup de choses à dire sur les différences socio-culturelles. Par exemple, je
pourrais écrire des pages sur les supermarchés ici. Je pourrais écrire une
étude sur les différences de comportement en société : de la façon de
respecter les piétons qui traversent la rue au comportement des vendeurs dans
les magasins, en passant par la gentillesse désintéressée des gens qui vous
adressent la parole. Je pourrais écrire un roman sur les relations humaines
ici, sur la différence avec la France : la façon dont les gens se parlent,
travaillent ensemble, sortent ensemble… Comme dirait un bon copain « ah
ouais, c’est une autre culture cômême ». Bah moi, je préfère cette autre
culture, désolée.
Bon, tout ça pour dire qu’aujourd’hui, je vais parler d’un
truc pas intéressant de la vie quotidienne : la télé. La dernière fois que
j’ai regardé la télé, c’était dans ma chambre d’hôtel en arrivant ici en
Octobre. Ce week-end, comme il pleut et que je suis toute seule, je l’ai
allumée pour voir. Je me souvenais que la dernière fois, j’avais trouvé les
programmes consternants. Je confirme.
Ce qui me désespère, c’est à quel point les chaines de télé
du monde sont toutes… identiques. Tu n’as plus envie de regarder CSI, ni Big
Bang Theory, pas de problème, il y a Master Chef, Top Chef, vas-y que je te reconstruis
ta maison, et que je t’envoie une nounou parce que tu ne sais pas élever tes
gosses, oh, et ton voisin est sale ? Attends, on a justement une femme de
ménage. Comment ça ? Il est sale
parce qu’il n’a pas le temps de nettoyer sa maison parce qu’il est débordé par
son resto qui ne marche pas ? Pas de problème, envoyons cauchemar en
cuisine. Et pour fêter tout ça, on va s’inviter à diner les uns les autres
pendant une semaine, et à table, on regardera X-Factor et les gens qui chantent
à la télé. Non, franchement, c’est consternant. Les émissions sont
consternantes et le fait que ce soit les mêmes partout dans le monde aussi.
Pfff.
Alors j’ai zappé sur la chaîne Maori. Au moins, ils ont des
programmes différents eux. Et créatifs aussi. Bon, ok, je ne comprends rien,
mais au moins, j’ai l’impression d’être ailleurs.
Make the most of it.
Et pendant ce temps là… je continue à commencer à préparer mon voyage. Comment ça, quel voyage ?
Je ne vous ai pas dit ? J’ai décidé
de prendre des vacances. Oui, je sais, ça peut paraître un peu déplacer. Je
suis en année sabbatique en Nouvelle-Zélande, je fais ce que je veux, je n’ai
presque pas de contraintes, j’en profite déjà un max, et en plus, je prendrais
des vacances ?!?
C’est vrai, ça peut paraître un peu déplacé… Mais j’ai
décidé de le faire pour plusieurs raisons. Ce n’est pas tous les jours qu’on
est en Nouvelle-Zélande et je veux en profiter à fond. Je bosse tous les jours
(we inclus), ou presque, et ce n’est pas une vie. J’ai besoin de temps pour bosser
sur des projets personnels sur lesquels je ne bosse pas parce qu’il y a
toujours plus urgent à faire et… j’ai besoin de temps pour réfléchir.
Je n’ai pas encore décidé de ce que j’allais faire. Je pense
rester sur l’île du Nord (et garder l’idée de faire le tour de l’ile du sud à
vélo d’ici un an ou deux). Si je m’écoutais, je partirais maintenant, et j’utiliserais
les deux mois qui me restent pour faire le tour des deux îles. Mais bon… J’hésite
entre louer une voiture, un campervan (c’est quand même un symbole) ou tout
faire en bus. C’est à la fois une question de finances et d’organisation…
Difficile de se décider.
En tout cas, comme vous pouvez le voir, j’ai rassemblé de la
documentation.
Bon, bises à tout le monde… et puis… vous aussi vous avez le
droit de m’envoyer des news !

Nos news elles ne sont pas aussi croustillantes !
RépondreSupprimerMG