Te Henga - Insane Tramp
Ce dimanche, sur les bons conseils d’un ami qui s’est débiné
au dernier moment, je suis allée me promener avec les gens de l’AUTC (Auckland
University Tramping Club – Bref, les randonneurs du coin).
Je ne sais pas à quel moment j’ai réalisé que c’était une
idée complètement stupide : quand le réveil a sonné à 6h30 un dimanche
matin, ou quand j’ai vu la taille des mollets de mes camarades d’un jour et que
j’ai réalisé que je n’étais pas à la hauteur.
Qu’importe… J’y suis allée quand même. Et bien m’en a pris
(en tout cas, c’est ce que je pensais avant de me réveiller ce matin en me
rendant compte que j’avais mal à des muscles dont j’ignorais jusqu’à présent l’existence). Nous sommes allés à Te Henga, sur la côte ouest, pas très loin d'Auckland.
Nous avons commencé par nous garer sur le mauvais parking,
ce qui nous a valu une petite marche d’échauffement d’un kilomètre pour
rejoindre le reste du groupe. Trop facile, c’était tout plat. Puis, en route
pour la randonnée.
Au début, c’était facile. Certes, ça montait fort, mais on s’arrêtait
tous les 20 mètres pour faire des photos tant les vues étaient magnifiques. Au
bout d’un moment, l’intelligence collective du groupe a fini par comprendre que
chaque vue était plus belle que la précédente, et nous avons donc pris un
rythme de croisière jusqu’à attendre LE spot photo parfait. J’ai cru que la
montée à ce spot parfait allait me tuer… En arrivant en haut, impossible de
voir la vue… je voyais des étoiles en plein jour. J’ai gobé une pomme (j’exagère
à peine), mais à peine avais-je repris mes esprit que la leader de notre groupe
a annoncé fièrement : on suit le chemin jusqu’à 12h30 puis on commence à
chercher un endroit pour déjeuner. Il était 11h. Mais elle veut nous tuer ?
Bon, réflexion rapide : nous sommes au point le plus
haut du chemin. Ca ne peut donc pas être pire, je continue. Erreur. Voyez-vous,
le problème avec la Nouvelle-Zélande, c’est que ça monte et ça descend… tout le
temps. Donc, ce n’est pas parce que l’on est en haut que ça ne va pas
recommencer à monter. Effectivement, en moins de 20 minutes, j’étais déjà
redescendue au niveau de la mer. J’avais bien retenu l’expression « one
way track »… Ca promettait pour le retour.
Nous avons passé l’heure suivante à marcher sur un chemin
instable, de moins de 10cm de large par endroits, à flan de colline, et sans
aucune sécurité (maman, Mike, le chemin des chèvres, à côté, c’est rien). Je
doute que des chemins de la sorte puissent être homologués en France. Ici, c’est
juste normal. Le problème, quand le chemin fait 10cm de large, c’est qu’il est
difficile de trouver un endroit pour s’arrêter. Nous avons donc mangé à 13h30
puis fait demi-tour.
Une fois de retour à notre point de départ, non contents de l’effort fourni, nous avons décidé de prendre un autre chemin direction les dunes autour du lac Waiataru. Quel spectacle incroyable… Ce sont des dunes de sable noir. Les photos ne rendent pas vraiment justice au paysage… Le sable était vraiment noir et étincelant… comme s’il était mélangé à de la poussière de diamants. Après avoir traversé le désert, nous avons même eu le temps de nous baigner dans le lac (ce qui fait du bien après une telle randonnée) et de dévaler les dunes de sable perchés sur des boites de pizza… Des vrais gamins…
Insane, but awesome. Si vous ne me croyez pas, je vous laisse regarder les photos. Désolée, il y en a beaucoup… mais c’était impossible de faire le tri… Vous comprendrez surement mon embarras lorsque vous les regarderez.

Garde l'adresse, j'irais bien y faire un tour !
RépondreSupprimerÇa a l'air magnifique !
Pourquoi je ne suis pas lilliputienne ? Tu m'aurais emmenée avec toi dans tes valises !!
RépondreSupprimerLN
Ready for Compostela now?
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