Oh noooooooooooo!
Cher blog,
Je t’écris aujourd’hui pour te faire partager mon
désarroi, et aussi, il faut bien l’avouer, parce que je n’ai pas de journal
intime, et donc, que c’est tombé sur toi. Pas de bol. Juste un blog.
Or donc, ce matin, avant de commencer ma dure
journée de travail (mouarf, certes, mais on ne se moque pas), après plus de
trois semaines d’échanges surréalistes avec la société Carlson, j’ai enfin
confirmé la demande d’anticipation de mon billet de retour en France.
Je suis obligée de m’arrêter à ce stade du récit
pour expliquer aux éventuels lecteurs de ce message ce qu’est la société
Carlson, et passer ma colère par la même occasion. Carlson Wagon Lit (CWT pour
les intimes) est l’agence de voyage choisie par l’Université. Si vous
connaissez, vous me comprenez. Si vous ne connaissez pas, et que vous avez à
faire à eux : FUYEZ ! Cela fait maintenant plus de trois semaines que
j’envoie des emails à une boite impersonnelle et que « on » me répond
(totalement à côté de la plaque) à coup de mails générés automatiquement. Quand
j’insiste, un certain Clément (je ne modifie même pas le prénom, j’assume ma
colère), m’écrit des vraies phrases, mais qui, bien entendu, ne répondent pas à
mes questions. Je pense que Carlson est en fait un agence entièrement gérée par
des agents pseudo-intelligents mais super mal codés. Ce n’est pas possible que
des humains soient si obtus.
Pourtant, je ne demandais pas grand-chose. Je
voulais juste trois devis, pour trois voyages différents, pour me rendre à une
conférence. Vous me croirez si vous voulez mais : d’abord, j’ai bien eu
trois devis (mais c’était trois fois le même), ensuite, j’ai eu trois devis
différents (mais sans les prix), alors j’ai eu les prix (mais pas les devis
auxquels ils correspondaient), puis j’ai eu trois devis différents et complets,
qui me faisaient tous rater deux jours de la conférence (qui dure trois jours),
et enfin, j’ai eu trois devis correct dont un me faisait passer trois fois par
le même aéroport en moins de 24h (si si, c’est possible). C’est à ce moment-là
que j’ai décidé de couper le problème en plusieurs morceaux, parce qu’un voyage
à deux étapes semble être impossible à planifier pour cette agence. Bref, je
pense que cette petite plaisanterie m’a déjà couté 6h de mon temps de travail (cher
responsable des marchés de Lyon 1 et cher responsable des marchés du CNRS, si
vous m’entendez, FAITES QUELQUE CHOSE !!!).
Bon, revenons-en à nos moutons (en Nouvelle-Zélande,
ah ah). Or donc, je dois rentrer en France plus tôt que prévu. Snif.
A ce moment-là de l’histoire, vous pouvez jouer à « l’histoire dont je
suis le héros ». Si vous voulez la version pessimiste de l’explication,
lisez la phrase n°1. Si vous préférez la version optimiste, lisez la phrase
n°2.
1. Pfff… j’ai une contrainte de
boulot, assortie d’une contrainte financière, qui m’obligent à rentrer en France
et donc à interrompre mon séjour ici. La plaie.
2. Tout ça parce que nous avons
un article accepté à une conférence en Floride, et que je vais devoir aller
passer une semaine là-bas.
Optimiste ou pessimiste, le résultat est le même :
mes jours ici sont comptés. Et rien que d’y penser, ça me déprime. Il y a plus
de choses sur ma todo-liste que de jours restants ici (bon, en même temps,
je n’aurai jamais les moyens de faire tout ce qu’il y a sur cette fameuse
todo-liste) !
Alors voilà petit blog, je suis toute triste. Je n’ai
pas envie de partir moi. Je n’ai pas envie de retourner à Lyon. J’habite ici
maintenant. C’est vraiment obligé de retourner travailler ? Vraiment
vraiment ? Parce que tu sais, je n’y tiens pas plus que ça. Comment ça je
n’ai pas le choix ? Moi je n’ai pas l’impression que ça fasse une grande
différence que je sois ici ou là-bas. Alors autant rester ici.
Bon, puisqu’il ne me reste pas beaucoup de temps, je
suis bien décidée à en profiter au maximum (ce qui ne va pas faire de bien à ma
productivité, mais qu’importe…). D’ailleurs, aujourd’hui, j’ai instauré une
nouvelle tradition. Elle s’appelle working-out-the-office. Un jour par semaine,
j’irai bosser ailleurs… Au moins, je verrai du pays ! Aujourd’hui, c’était
Devonport. Je ferai un billet à ce sujet, c’est promis.
Bon, je retourne travailler... mais la tête en bas. Nananère.
Ecoute ne déprime pas, avec tous ces pays visités, moi je m'éclate alors t'inquiète en Floride on te suivra ....
RépondreSupprimerSophie
(cher responsable des marchés de Lyon 1 et cher responsable des marchés du CNRS, si vous m’entendez, FAITES QUELQUE CHOSE !!!):
RépondreSupprimermdrrr
tu crois qu'ils t'entendront ??? mdrrr
je te souhaite un retour pas trop dur en France...mais en attendant tu as fait le bon choix d'en profiter un maximum !!
MG