Jeudi 26 décembre

Nous accueillons mes parents dans une maison couverte de poussière, avec une demi salle de bains, pas de cuisine, une chambre dont nous n’avons même pas fait le lit avant leur arrivée et, devinez quoi ? Ils sont contents ! En tout cas, ils ont l’air d’être contents.  Nous, clairement, nous avons un peu honte 😉.

Nous n’avons que quelques heures à passer sur place, mais nous trouvons le moyen de préparer le chantier du lendemain, et ce n’est pas une tâche facile : il faut finir de faire tomber tout le placo de la pièce du 2ème étage, mais aussi la laine de verre, qu’il faut stocker dans des grands sacs qui restent. Le traitement des insectes xylophages, c’est demain.

Pendant que nous arpentons la maison avec papa, pour identifier tous les problèmes résiduels post travaux (le conduit de la hotte qui n’est pas passé, la trappe de la VMC qui n’est pas faite, les crochets qui ne sont pas retirés dans la façade, et j’en passe), maman fait sa tornade blanche : elle commence par rattraper un mois de vaisselle et de ménage à la cave, puis elle s’attaque au 2ème étage. Jade, elle, est une autre forme de tornade : elle gère toute la logistique des courses, des chats, des valises, des cadeaux, car on repart dès ce soir !

Papa et moi rejoignons maman en début d’après-midi, et, telles trois petites fourmis ouvrières masquées, nous faisons tomber le plafond de cette maudite chambre, nous démontons les rails, nous pelletons la laine de verre, et nous nous grattons parce que, oui, on ne va pas se mentir, la laine de verre, ça gratte. Maman ne manque pas de me faire remarquer que mon chantier c’est le bordel, et elle n’a pas tort, mais dans ma tête, je me dis « heureusement que j’ai rangé avant de commencer, sinon elle aurait manqué de vocabulaire ».

A plusieurs reprises, j’essaie de les faire arrêter et se reposer, mais non… Mes parents, ces héros, n’abandonnent pas un chantier tant que la lumière du jour leur permet d’avancer.

A 16h, la charpente est dégagée, et tous les sacs à déchets sont pleins. Nous sommes au chômage technique, et il est de toute façon l’heure pour moi de me préparer à partir ! Nous fignolons deux trois détails et laissons la laine de verre à même le sol.

J’abandonne donc mes parents dans cette grande maison pas très propre avec pour mission de gérer le chantier du lendemain, pendant que moi je serai en train de me la couler douce. J’ai un peu (beaucoup) honte… Qu’est-ce que l’on ferait sans eux ? 





Commentaires

  1. Ben oui c était quand même un peu le bazar dans le grenier,🤭 mais en vrai on est tellement contents de pouvoir vous aidera faire votre nid. Et puis ça nous rajeunit de 40 ans c est pas mal ❤️❤️❤️

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