Mardi 17 décembre
Côté maçonnerie, ça attaque de bonne heure : il reste beaucoup de choses à faire : finir les bandeaux de la façade, finir les réparations, nettoyer les façades non refaites et … ranger le chantier.
Côté placo, il faut que ça avance aussi. Je commence à
stresser un peu car je sais déjà qu’ils ne pourront venir ni mercredi, ni
jeudi (pose du ragréage dans la cuisine). Les vacances approchent à grand pas, et il faut que ce soit fini avant,
parce qu’après, il faut peindre, et que personne n’a envie de repousser une
seconde fois la date de pose de la cuisine.
De mon côté, je croule sous le travail. Je m’interromps
néanmoins à l’appel de Jules, le plaquiste, qui me dit qu’il pleut dans la
cuisine. Je jette un œil par la fenêtre : grand ciel bleu. Je descends
inspecter le problème et effectivement, l’eau coule à gros filets dans la
cuisine, et même jusque dans la cave : les chauffagistes sont impassibles : ils ont bien remarqué l'eau, mais ils « pensaient que c’était normal ». Passons.
Je remonte les deux étages qui séparent la cave de la salle de bains, et je constate le drame. Ce n’est pas un petit filet, c’est la grosse inondation : le sol est couvert de flotte et de sable. Là ou l'aggloméré est à nu, il boit, et ailleurs, l'eau coule dans le sens de la pente, c'est-à-dire tout droit vers le trou qui donne dans la cuisine.
Je sors à la rencontre des maçons qui sont en train de nettoyer l’arrière de la maison au Karcher et on évalue la situation : c’est clairement l’abondance d’eau sur une courte période qui cause le problème. Cela dit, impossible d'arrêter le nettoyage de la façade au milieu du processus : ce serait trop moche!
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| On ne va quand même pas s'arrêter au milieu de ce chantier sous prétexte qu'il pleut dans la cuisine ! |
On explore les solutions possibles.
Conclusion : on ne peut pas s’arrêter là, il faut donc gérer les
conséquences dans la salle de bains. Bref, pendant que Manu le maçon finit du mieux
qu’il peut de nettoyer la façade, j’éponge et je bâche dans la salle de bains
pour limiter les dégâts dans la cuisine.
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| Y'a un peu d'eau dans la salle de bains, mais grâce à ma bâche magique, c'est toujours ça qui ne tombera pas dans la cuisine ! |
Jules, le lanceur d’alerte, décide (sagement j'avoue) de ne pas finir le plafond tant qu’il pleut au travers. Parfois, le bon sens, c'est bien. L’électricien (qui passait par là), lui, n'a pas peur de l'eau. Il profite du plafond encore ouvert pour faire passer quelques câbles, dont celui de notre éclairage extérieur. J’en profite moi aussi pour lui faire passer des câbles au cas où… parce que plus on avance dans ce projet cuisine, et plus on a de nouvelles idées. Et là, question éclairage, mon père m'en a donnée une qui commence à faire son chemin.
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| Je comprends Jules : moi non plus j'ai pas envie de plaquer un mur trempé. |
La suite de la journée se déroule un peu plus tranquillement
qu’elle n’a commencé.
En début d’après-midi, le couvreur vient poser le zinc sur
la deuxième cheminée qui est maintenant terminée. A un moment, alors que je
regarde distraitement par la fenêtre, je vois sur la façade de la voisine l'ombre de ma cheminée, puis une ombre humaine qui soulève une
grosse plaque rectangulaire. Puis je vois, toujours en ombres chinoises, cette grosse plaque choir. En parallèle, j'entends un énorme booouuum peu habituel, juste au-dessus de ma tête. J’apprendrai un peu plus tard que la plaque a
glissé sur le rebord de la cheminée qui ne tenait pas bien, et que le bilan des
dégâts s’élève à 9 tuiles neuves cassées qui ont été immédiatement remplacées. Le couvreur profite de son passage pour installer le jambon qui servira à raccorder la
gouttière de la cuisine (quand l’échafaudage sera parti), et pour préparer la
casquette qui ira au-dessus des pierres qui surplombent notre porte d’entrée.
En milieu d’après-midi, le chauffagiste insiste pour me faire un « cours » d’utilisation de notre nouvelle pompe à chaleur. Ça a été toute une histoire de décider à quelle heure nous allions faire cela… Moi j'imaginais qu'il y en aurait pour une heure, qu'on allait tout configurer et la raccorder au réseau. Bref, tout ça pour qu’il me dise « surtout ne touchez à rien, n’allez pas dans les réglages avancés, ça ne sert à rien ». Bah merci. On aurait pu faire ça par mail.
En fin d’après-midi, c’est le défilé des peintres, tous trouvés par Super Jade les bons tuyaux, qui
viennent prendre les côtes pour nous faire un devis peinture. Comme on doit
travailler un peu dans l’urgence, et que la plupart des artisans ne travaillent
pas pendant les vacances, nous avons un choix restreint, mais les deux
personnes qui se déplacent sont très bien !
Le soir, c’est chantier cave : il faut que j’évacue
toute la m**** entreposée entre les solives par l’ancien propriétaire, afin que
les artisans qui interviennent demain puissent travailler en paix. Je n’ai
jamais vu autant de poussière et de crasse de ma vie. C’est répugnant comme
boulot, mais finalement, ça va plus vite que prévu, et je suis très fière que
ce soit fait !
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| Avant la tornade blanche. |
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| Après |





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