Day 10 – 12 avril – Taupo – Napier
Photos : Jour 10 - Taupo, Huka Falls, Craters of the Moon, Napier
C’est à
regret que je quitte Taupo. Je resterais bien une petite semaine pour profiter
de la nature, des randos, du lac (le plus grand de l’hémisphère sud), des trucs
de fou (car ce n’est pas tout ça, mais je n’ai pas encore fait de Bungy moi),
et de la gentillesse des gens.
Je décide de
partir lentement. Je commence par un café au café français de Taupo, que mon
instructeur de la veille m’avait recommandé. Je le retrouve d’ailleurs là. Le
café français est tenu par un français qui ne prend que du personnel français
en visa vacance travail (à bon entendeur).
L’ambiance, la déco, la musique, le
café et la nourriture sont excellents. J’apprends pourquoi tous les magasins
français importent leurs viennoiseries surgelées (parce qu’ils n’ont pas le
droit d’importer la farine pour les faire eux-mêmes… pas croyable n’est-ce
pas ?), et plein d’autres choses de ce genre. Je reste un long moment, et
je rencontre la version Kiwi de Crocodile Dundee.
On passe la matinée à
discuter de nos vies respectives et de la distance entre la nature et
l’urbanisation. Il m’a pas mal aidé à préparer la suite de mon voyage, et m’a
surtout donné très très très envie d’aller faire un tour dans l’île du sud. Je
lui ai parlé de mon idée d’aller faire un bike-trip de quelques semaines
là-bas, et il m’a promis que si je le faisais, il me fournirait tout le
matériel… One more step (je réalise en écrivant cela que je ne vous ai peut-être
pas encore parlé de mon plan diabolique pour faire le tour de l’île du sud à
vélo… mais voilà, maintenant, c’est fait).
Sur ses
recommandations, je pars visiter Huka Falls (à la sortie de la ville), mais
c’est vraiment trop plein de touristes (en particulier des indiens
insupportables, pires que le chinois moyen), alors je vole quelques photos et
je m’en vais.
De l’autre
côté de la route, je vois un panneau « Craters of the Moon ». Rien
que le nom me fait rêver… En route. 12km de route -paumée, trouée, accidentée,
et parfois inexistante- plus tard, j’arrive sur le traditionnel trio
parking-toilettes-cahute. Le site est tenu par deux personnes d’un certain âge…
et l’homme (qui me prend pour une allemande, comme d’hab) finit par comprendre
que je suis Française, et me parle dans un français impressionnant. Je paie mon
droit de passage, et me voilà sur les chemins des cratères de la lune. En
dehors du chemin en bois, la terre est à 60°C-100°C selon les endroits. De nombreux
panneaux recommandent de ne pas sortir du chemin… Mais rien que de sortir les
bras du chemin suffisent à convaincre qu’il fait vraiment chaud.
Le paysage
lunaire (à la végétation près), fume de partout. Le chemin est parsemé de
panneaux explicatifs vieillissants mais extrêmement bien faits. Pour le reste,
je vous laisse regarder les photos : ce n’est pas aussi beau que les
Coromandels, mais c’est vraiment différent et vraiment impressionnant.
Je reprends
la route et je décide d’aller à Napier sans trop savoir à quoi m’attendre. La
proprio du Backpacker avec qui je m’entendais vraiment bien a réussi à me
convaincre d’y aller sans me dire ce que j’y verrai :).
En sortant de
Taupo, direction Napier, on entre dans le pays du Kiwi (le fruit), et ils le
revendiquent. Il y a des Kiwis géant, gonflables, partout, accompagnés d’autres
fruits et légumes du même type. Très très kitsch. Tous les (nombreux) panneaux
de sécurité routière personnifient des Kiwi en action…Je passe même devant Kiwi
360°, le musée national du Kiwi. Avec le recul, je regrette de ne pas m’être
arrêtée. Pendant des kilomètres et des kilomètres, je vois des plantations de
Kiwi (et quelques-unes d’avocats, mais pas autant que dans le Northland)… C’est
très rigolo : ils sont installés en pyramide pour optimiser la production
et la récolte. Souvent, les plantations sont protégées du vent par d’immenses
haies de thuyas de plus de 8m de haut, ce qui donne un aspect très particulier
au paysage.
Après cela, je
trouve la route ennuyeuse par rapport à tout ce que j’ai vu ces derniers temps,
quand, soudain, je me retrouve sur une route sinueuse, au milieu de montagnes
bien plus hautes que ce que je pensais trouver en NZ. C’est absolument
magnifique, le temps étant de la partie, mais très « sportif » au
niveau de la conduite. On n’est pas loin de l’étroitesse des routes dans les
Coromandels, sauf qu’au bord, ce n’est plus la mer, c’est le vide… Je me dis
que ce coin de la NZ doit être le paradis de tous ceux qui veulent passer une
semaine en pleine nature sans voir personne : forêts, réserves, lacs, mer,
baies, et surtout… personne. Je profite moins du paysage pendant les 50 derniers
km de montagne. J’ai un œil rivé sur la jauge du réservoir d’essence et l’autre
sur le bord de la route, à la recherche d’un signe de station-service.
J’arrive
enfin à une station, sur le fil. Le réservoir plein, je traverse les très
nombreux vignobles de la région de Napier. Je m’arrête dans deux d’entre eux,
mais je ne goûte pas parce que je conduis. Cela dit, je profite bien du
paysage.
J’arrive à
Napier, et ma première impression n’est pas excellente, mais ça va vite
changer. Sur place, je cherche un hébergement. Coup de chance, je me suis garée
devant un Backpacker par hasard. Il est bien, ils ont de la place, problème
réglé.
Il est déjà
tard, mais j’ai quand même le temps d’aller à l’aquarium national de NZ.
L’aquarium n’est pas extraordinaire (pour un aquarium qui se dit national), mais je vois des Kiwis (oiseaux) pour la
première fois… je suis contente. En regardant les Kiwis se déplacer, je
comprends les pas traditionnels de danse Maori. C’est vraiment la même chose !
Il y a aussi des pingouins, mais après mon passage par Dunedin, voir des
pingouins dans un aquarium n’a plus beaucoup d’intérêt.
Je ne vous en
dis pas plus sur Napier… je garde ça pour demain.
c'est comment un arbre à avocats
RépondreSupprimerCa pousse comment les avocats
Mouman