Day 14 – 16 avril – National Park Village – Hamilton



Photos : Pas d'album photo aujourd'hui !

Il est temps de penser à rentrer. Comme je n’ai pas pu faire le Crossing, je n’ai pas prolongé la location de la voiture et je dois donc la rendre demain. Je quitte donc National Park Village direction Hamilton.

En chemin, je décide de m’arrêter aux très touristiques « Waitomo Caves ». Le temps ne s’arrange pas, une activité « d’intérieur » me semble donc adaptée. J’opte pour le pack "deux caves" : Glow Worm Cave et Ruakui Cave

La première visite est vraiment très très touristique : descente dans une grotte magnifique, superbement illuminée, avec une acoustique incroyable, et un guide qui récite son discours. Si la grotte n’avait pas été aussi magnifique, ça m’aurait agacée… Mais je dois bien dire que la promenade en valait vraiment la peine… et je sais de quoi je parle, parce qu’avec la maman que j’ai, j’en ai vu des grottes. 


Au fond de la grotte, nous apprenons que des artistes célèbres, dont Dame Kiri Te Kanawa et Sting ont fait des concerts ici… Ahhhh… Comme j’envie les auditeurs !


La visite se termine par un tour en barque sur la rivière souterraine. Le silence est absolu (on n’entend même pas le bruit de l’eau). Objectif : voir les « glow worms » (des vers luisants - en fait, ce sont des larves de mouches, et ce qui brille, c'est leurs excréments. Tout de suite, c'est moins poétique n'est-ce pas ?). 

Le spectacle est splendide et poétique (si, quand même) : nous traversons plusieurs salles dont les voutes sont couvertes de vers luisants qui se reflètent dans la surface parfaitement immobile de l’eau. J’ai encore volé deux photos sur internet pour vous faire partager ça. 
  
La promenade en barque sur la voute de Glow Worms.

Les "fils de pêche" des Glow Worms. Même concept que les toiles d'araignée, la "toile" en moins.


En sortant de la grotte, j’ai voulu faire une photo de la rivière. Non seulement j’ai raté la photo, mais en plus, à cause d’un japonais (vous allez voir, ce n’est pas le jour pour les japonais) qui m’a bousculée parce que je l’empêchais de faire une photo, mon cache objectif s’est noyé au fond de la rivière. Snif.

La visite de la seconde grotte est plus « roots » et bien plus sympa. Nous partons en bus avec une jeune guide que je surnomme immédiatement Fangio, et qui n’a pas l’air d’être au courant que les routes sont à double sens. Le groupe est petit, et hétéroclyte : 4 japonais, 2 anglais d’un certain âge, deux jeunes australiens, et moi. 

On a mis une demi-heure entre la descente du bus et l'entrée dans la cave : un des japonais (celui qui ne parlait pas un mot d’anglais) a décidé qu’il ne voulait pas y aller, et qu’il attendrait dehors. Le site étant protégé, c’est interdit, la guide est donc retournée au bus pour passer un coup de téléphone et demander à quelqu’un de venir le chercher. Entre temps, il a décidé qu’il voulait y aller. J’ai filé mon téléphone à la guide pour lui éviter un second aller / retour au bus. Du coup, l’australienne a pris peur, et a commencé à poser mille questions sur les risques, la claustrophobie, etc. Il a fallu beaucoup de patience et d’humour à la guide pour la convaincre que personne n’était jamais mort dans cette grotte. Les anglais étaient passablement agacés, mais n’ont pas voulu s’impliquer mais n'en pensaient pas moins.

Nous avons fini par démarrer. La visite commence par une descente vertigineuse dans une magnifique colonne en spirale puis nous rentrons dans la grotte. C’est vrai que la première était sympa, mais celle-ci est incroyable de diversité et de structures géologiques. En plus, la guide, quand elle n’est pas occupée à enguirlander les japonais, est passionnante et d’une patience d’ange pour répondre à nos questions (les anglais et moi). J'ai encore volé quelques photos sur internet :

Formation stalactite que je n'avais jamais vue !

L'impressionnante entrée de la cave... (surtout quand la deuxième fois, on la fait à la lampe de poche, voir plus bas).




Les règles dans la grotte sont très strictes (on ne touche pas, on ne fait des photos qu’à certains endroits), mais les japonais n’en n’ont à  peu près rien à faire. Au 5ème rappel à l’ordre, la guide décide de les virer du tour. Elle nous annonce qu’elle va les remonter à la surface et qu’elle revient. 

Bien sûr, cela ne convient pas à l’australienne, qui fait une crise de panique. Nous envisageons de tous remonter, puis de redescendre sans les japonais, mais ça ne convient pas à l’anglaise qui a des problèmes de genou. 

Résultat des courses, après négociation et briefing, la guide me confie les clés du paradis, m’apprends à me servir des panneaux de contrôle des lumières, me fait réciter le plan de sortie, et m’envoie « virer » les 4 japonais. Autant dire qu’ils ne sont pas contents !

Après les avoir remontés à la surface, je suis redescendue toute seule pour rejoindre le groupe… et je dois avouer que c’était assez plaisant de visiter cette grotte « en solo » et à la lampe de poche. 

Retour sur la route. Je m’en vais à Hamilton, mais en chemin, je souhaite voir Otorohanga, car il parait que c’est le meilleur endroit pour voir des Kiwis. J’arrive dans un endroit tout bizarre, genre zoo familial des années 80… qui aurait mal vieilli. Et en fait, c’est exactement ça. J’achète un ticket à la boutique de souvenir / café / cuisine de la propriétaire, et je rentre dans « le parc ». La visite commence par une salle d’explications sur la vie des Kiwi ou j’apprends, grâce à des bandes dessinées, leur mode alimentaire, leur rythme de vie et leur mode de reproduction. Suit un tunnel étroit, noir et interminable, qui mène à « la salle des Kiwis ». Une salle vitrée, assez grande, très sombre, héberge deux Kiwis (un mâle et une femelle). Les Kiwis sont des animaux nocturnes… Ici, ils vivent en décalage horaire simulé pour que les touristes puissent les voir. C’est rigolo de penser qu’en fait, ils vivent à l’heure de l’Europe. 

A l’extérieur, le zoo est en fait un zoizoo (un parc aux oiseaux quoi !). Je fais un tour assez rapide... Les oiseaux sont beaux (et diversifiés), mais les infrastructures sont vraiment miteuses… Je crois que c’est l’attraction touristique la moins bien entretenue que j’ai vue jusque-là. Le parcours se termine par une immense volière dans laquelle on peut entrer et voir de près des oiseaux en liberté… mais après mon expérience à Tiritiri, ces oiseaux captifs me semblent tristes.

Il est bien tard, je reprends donc la route pour aller à Hamilton, et me retrouve  coincée dans des bouchons incroyables. Je prends ça comme un entrainement pour le retour sur Auckland du lendemain.

Comme d’habitude, le backpackers choisi au hasard est extra, tout comme son propriétaire. Je pense d’ailleurs (comme c’est la dernière nuit), qu’il est grand temps de faire l’apologie des Backpackers. Au début, je pensais que j’avais eu de la chance, mais après 15 jours de réservations au hasard, j’en viens à penser que tous les Backpackers sont bien et ont du charme, chacun à sa façon ! Merci à tous ceux qui m’ont dit que les Campervans étaient trop chers. Si j’avais opté pour cette solution, j’aurai passé 15 jours toute seule à regarder des DVD et à dormir sur un lit pourri. A la place, j’ai passé 15 jours géniaux, j’ai rencontré plein de monde, je me suis fait plein d’amis, et j’ai bien dormi.

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