Day 8 – 10 avril – Paku to Taupo
Photos : Jour 8 - Waihi, Tauranga, Okere falls, Taupo
Après avoir bien profité de mon motel (pour travailler…
grosses deadlines obligent) et après avoir pris des tonnes de photo du lac
depuis mon balcon, j’ai pris la route, un peu tard. Les Coromandels, c’est
toujours aussi magnifique. En plus, il fait un temps splendide.
Je m’arrête à Waihi, capitale de l’exploitation de l’or. Au
début, je voulais juste prendre un café, mais je suis restée plus longtemps. Je
me suis retrouvée dans le « café historique » de la ville (pas moyen
de savoir pourquoi il était historique, mais il était fort mignon). J’y ai
passé un bon moment, travaille oblige. Puis je suis partie arpenter la ville
(au début, pour trouver un câble pour brancher mon téléphone sur la radio –
longue histoire), puis je me suis retrouvée à tout apprendre sur le passé de la
ville. J’ai fini par arriver à une mine d’or en exploitation, puis je suis
allée visiter le musée… Passionnant, mais je en vais pas vous bassiner avec ma
culture.
Retour à la voiture pour reprendre la route, objectif
Tauranga. Je me décide à ne pas m’arrêter en route, même si je vois des trucs
intéressants, parce que bon, faut que ça avance. Bien sûr, je ne respecte pas
ma bonne résolution, et je m’arrête quand même pour faire quelques photos.
Arrivée à Tauranga (où j’avais prévu de déjeuner), je trouve
qu’il y a beaucoup trop de monde pour moi, et que la ville est beaucoup trop
grande. Il y a même des routes à deux voies, et des feux rouges ! C’est
aussi le paradis des parkings. Il y en a partout. Tous payant. Non, ce n’est
vraiment pas pour moi… C’est que je me suis trop habituée à la campagne NZ pour
me replonger si rapidement dans la civilisation ! Un coup d’accélérateur,
et je repars. Objectif suivant, Mont Maunganui, à peine 6 km plus loin.
Pour atteindre le mont (qui a l’air ridiculement petit par
rapport à tout ce que j’ai traversé ces 3 derniers jours), il faut traverser la
zone industrielle du coin. Pas joli, mais instructif. Arrivée sur place,
certes, c’est joli (une baie, un mont qui la surplombe, des bassins d’eau
chaude…). Mais bon, c’est aussi plein de touristes (ambiance genre la Tranche
sur Mer un 15 août). Non, décidément, ça ne me plait pas. Demi-tour (à
l’envers) et me voilà repartie direction Taupo. J’ai profité de cet arrêt pour
réserver un Backpacker là-bas. La proprio me semble super sympa. J’ai hâte d’y
être.
Je continue ma route et passe par Rotorua (où j’étais il y a
deux semaines). C’est rigolo, je reconnais les routes et je me débrouille comme
une cheftaine pour éviter les travaux du centre-ville. Je commence à avoir
cette impression de « connaître » un peu la NZ. Avant, Pokuke,
Waitangi, Wai-o-tapu, Whitianga, Taurangi, Touranga, Whanganui, tout ça c’était
une seule et même chose pour moi. Maintenant, je comprends, je situe, et je sais
même prononcer les noms… et croyez-moi, c’est très très important.
En route pour Taupo, je crois un panneau qui dit « Okere
Falls, turn left ». Ok. Obéissante, je tourne. Voilà ma parfaite petite
rando de la journée. Deux heures de marche au bord de l’eau, et au bout… une
ridicule petite cascade. Bon, cela dit, c’était bien sympathique de voir tous
les kayaks et autres raftings se débattre dans ce courant agité.
Dernier tronçon jusqu’à Taupo : 55km, derrière un
tracteur. J’ai pu dépasser au kilomètre 39 J.
Sur la route, je vois un panneau qui me fait bien rire : « merge like
a zip ». J’aime.
Je trouve mon backpacker, au pif, comme d’hab. Je ne me
souviens plus si je vous ai dit, mais je suis partie sans GPS… C’est inutile.
Les routes ne sont pas très compliquées et elles sont bien indiquées. Pour s’en
sortir, il suffit d’une bonne carte, et d’un bon sens de l’orientation. Ça
tombe bien, j’ai les deux. L’ambiance du Blackcurrant (le backpacker) est
absolument super. Je me dépêche de décharger mes affaires et je pars à toute
vitesse au bord du lac pour attraper des photos du coucher de soleil. Etre
touriste, c’est un métier, ça demande beaucoup d’organisation.
Photos dans la
boîte, je vais fêter ça au bar irlandais du coin. C’est le soir de la
congrégation des Harley Davidson. J’ai même fait un tour !
Bon, j’ai des grands projets pour demain.
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