Day 6 – 8 avril – Dragaville to Thames
Photos : Jour 6 - Dragaville, Musée du Kauri, Helensville, Coromandels, Thames
Bon, il est temps de quitter le grand Nord et de faire route
vers le sud. J’ai beaucoup de route à faire, et un enjeu important :
traverser Auckland à une heure creuse. Je pars donc tôt.
Ma principale activité de la journée est la visite du musée du Kauri. Je vous avais promis de vous
parler des musées en NZ. J’en ai fait un certain nombre depuis que je suis là…
et c’est toujours la même chose. Ce ne sont pas des musées, ce sont des
collections ! La NZ est un pays récent, et n’a donc pas 2000 ans
d’histoire à raconter… et c’est à croire que moins on en a à dire, et plus on
en met. Les musées ici contiennent un nombre inimaginable d’objets. A
Dragaville par exemle, on aurait dit que tous les habitants de la ville depuis
1900 ont vidé leurs greniers et leurs maisons dans le musée. Chaque vitrine
avait un thème. J’ai vu : 30 accordéons, 3000 dés à coudre, 4500 petites
cuillères, 10000 jouets pour enfants, 500 outils d’arracheurs de dents, 200
montres, 70 fers à repasser, etc.
Mais bon, là, j’étais au musée du Kauri. Je ne vous ai pas
encore expliqué, mais le Kauri est un arbre natif de NZ, particulièrement
réputé pour la qualité, la robustesse et la durabilité de son bois. Les Kauris
ont été littéralement décimés par les affreux envahiseurs européens, et sont
mainteant très protégés. Ils sont relativement répandus dans le Northland (le
nord de l’île du nord). J’ai appris plein de choses sur les différents types de
Kauris, en particulier les passionnant Swamp Kauris, et sur la
« récolte » de la sève fossilisée de Kauri (Kauri Gum)…
Le musée est fait pour passionner les petits comme les
grands : de vrais troncs de Kauris géants, une scierie entièrement
reconstituée, une timeline de tronçonneuses (environ 200), une maison de 1930
(dans le musée) entièrement reconstituée, une mini-ferme avec les trayeuses de vaches
et tout et tout, un tracteur sur lequel on peut monter… Et le clou du
spectacle : une collection de plus de 50 000 pièces de Kauri Gums, la
plus grosse pesant 87kg. Bref, de quoi se perdre au moins une demi-journée.
Ensuite, je continue la route en restant bien sur la côte
Ouest. Certaines vues sont magnifiques. Je passe par Helensville juste pour
voir à quoi ça ressemble et en pensant à ma cousine. Mais franchement, il n’y a
pas grand-chose à raconter sur la ville en elle-même. La région est splendide, mais
la ville est… moche.
J’arrive à traverser Auckland sans me perdre et sans me
faire attraper par les bouchons (Auckland est la 4ème ville la plus
congestionnée de l’hémisphère sud, et croyez-moi, c’est vrai).
En revanche, je me perds au sud d’Auckland, dans une petite
ville très sympa (Howick pour les curieux), mais à l’heure des sorties
d’écoles. Je perds un temps fou. Je continue ma route vers Thames, ma
destination du jour. La route longe la côte et c’est absolument splendide. Sec,
mais splendide. J’arrive dans une région appelée les Coromandels, et je
comprends rapidement pourquoi c’est une des destinations de vacances préférée
des Aucklandais… Des plages, des baies et des forêts à l’infini. Chaque virage
conduit à un nouveau petit coin de paradis.
Je passe par Miranda, le paradis des oiseaux. Je ne m’arrête
pas, mais il y a tellement d’oiseaux partout que j’ai largement le temps de les
observer.
J’arrive enfin à Thames, ville qui fût autre fois une ville
minière (or)… mais qui n’a plus beaucoup d’intérêt. C’est lundi soir, tout est
fermé. Ce n’est pas bien grave, car le coucher de soleil sur
Thames bay est
splendide.
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