Day 5 – 7 avril – Ahipara to Dragaville
Photos : Jour 5 - Ahipara, Hokianga, Tane Mahuta, Dragaville
Je m’en vais donc au Backpackers qui est installé dans
une ancienne école. L’extérieur ne fait pas très envie, mais l’intérieur est
extra ! Les murs sont peints, l’ambiance est magnifique. Ma chambre est dans
un petit bungalow au fond d’un tout petit jardin. Les salles de bain sont
installées dans les anciennes toilettes de l’école, avec le mobilier d’origine.
Retour en enfance assuré. Mon voisin de bungalow est un allemand qui visite la
NZ en solo (parce que sa femme, qui trouvait que la NZ n’était pas très
intéressante et qui s’ennuyait est retournée en Allemagne…). On passe la soirée ensemble et on se marre
bien.
Dragaville me semblait être la seule ville située à la fois
à une distance raisonnable de ma position de départ, et sur la route que je
voulais prendre. Alors, en route, dès l’aube (observation du lever de
soleil oblige) !
La route est vraiment magnifique avec le soleil rasant du
matin. Obéissante, je suis les panneaux à chaque fois qu’il y a un
« scenic lookout », ce qui me rallonge un peu. Après plus de deux
heures de route au milieu de nulle part, et sans voir personne d’autre que des
vaches, des moutons et des oiseaux, j’arrive dans une « ville ». Je
m’arrête pour le petit déjeuner en admirant la vue magnifique sur le bassin
d'Hokianga.
Je repars sur la route, et à peine 5km plus loin, j’arrive
au bac qui me permet de traverser le « port » (je croyais qu’il y
avait des bateaux dans un port moi, mais à part le bac, je n’en vois guère !).
La traversée est hors de prix, mais je ne m’en rends compte qu’une fois sur le
bac. De l’autre côté, c’est Rawene. Joli petite ville que je visite rapidement.
Je reprends la route, direction la forêt de Waipoua :
la plus grande forêt de Kauris de NZ (dit-on). Bien que pressée de voir cette
fameuse forêt, je m’arrête plusieurs fois en chemin pour faire des photos de la
merveilleuse baie d’Hokianga et de ses dunes de sable. Je m’embarque même sur
un circuit de marche qui me plait tellement que j’y passe plus de deux heures.
J’arrive enfin dans la forêt. La route est littéralement
découpée dans la forêt, ce qui met dans l’ambiance. En plus, je suis seule.
J’ai dû croiser 15 voitures depuis ce matin. J’arrive au domicile de Tane
Mahuta, le plus grand Kauri connu. Il est situé à à peine deux minutes de
marche à pied du bord de la route. Il est vraiment impressionnant (51 mètres de
haut, 14 mètres de circonférence, et d’un âge estimé entre 1250 et 2500 ans).
C’est aussi un arbre symbolique dans la culture Maori. Mais si vous voulez le
voir, dépêchez-vous, car il est malade… et les locaux sont assez pessimiste.
J’apprendrai plus tard que Tane Mahuta n’est ni le plus grand ni le plus vieux
Kauri connu. Il y en a un autre un peu plus loin, plus grand, plus large, plus
vieux, mais moins beau. Personne ne parle de lui pour le protéger : il
n’est pas malade pour l’instant, et il ne faudrait pas que les vilaines
chaussures des touristes viennent lui apporter des microbes. Je reste un long
moment en admiration devant Tane Mahuta, mais un wagon de touristes chinois
arrive, alors je fuis. Je vous raconterai tout ce que je sais sur les Kauris
plus tard.
Quelques kilomètres plus tard, je suis un panneau menant à
un chemin de randonnée. Après 11km de route de terre, j’arrive sur une petite
plaine au milieu de la forêt. Comme d’habitude, il y a des toilettes publiques,
un centre d’information, et rien ni personne (à l’exception de la personne du
centre d’information). Je range la voiture, je récupère une carte, et je pars
explorer le chemin. 2h de marche, 300 espèces végétales différentes, et les
explications qui vont avec. Génial.
Il est temps de rentrer. Je reprends la route qui devient
très quelconque une fois sortie de la forêt, et j’arrive à Dragaville. La ville
est traversée par une énorme rivière marron… Pas très joli. Ma première
impression n’est pas excellente. Avant d’aller visiter le centre, je m’arrête
au musée perché sur la colline qui surplombe la ville. Un jour, je vous
parlerai des musées en NZ, on pourrait en écrire un livre. J’apprends
l’histoire de la ville. Dans le musée, j’apprends l’histoire de la ville qui a
connu ses beaux jours à l’époque de la commercialisation des Kauris. Je sais
aussi que la ville se proclame capitale mondiale du Kumara (cette patate douce
que j’adore et qui va terriblement me manquer), mais le musée ne dit rien à ce
sujet. Je m’en vais donc constater par moi-même en me rendant en centre-ville.
Mais on est dimanche et la ville est morte. Pour être
honnête, j’ai l’impression que ce ne doit pas être beaucoup plus vivant en
semaine. Tout est fermé. C’est presque déprimant. Moi qui me faisait une joie
de manger un plat à base de Kumara dans la capitale du Kumara !!! Tant
pis.
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