Day 5 – 7 avril – Ahipara to Dragaville

Photos : Jour 5 - Ahipara, Hokianga, Tane Mahuta, Dragaville



Dragaville me semblait être la seule ville située à la fois à une distance raisonnable de ma position de départ, et sur la route que je voulais prendre. Alors, en route, dès l’aube (observation du lever de soleil oblige) !

La route est vraiment magnifique avec le soleil rasant du matin. Obéissante, je suis les panneaux à chaque fois qu’il y a un « scenic lookout », ce qui me rallonge un peu. Après plus de deux heures de route au milieu de nulle part, et sans voir personne d’autre que des vaches, des moutons et des oiseaux, j’arrive dans une « ville ». Je m’arrête pour le petit déjeuner en admirant la vue magnifique sur le bassin d'Hokianga. 

Je repars sur la route, et à peine 5km plus loin, j’arrive au bac qui me permet de traverser le « port » (je croyais qu’il y avait des bateaux dans un port moi, mais à part le bac, je n’en vois guère !). La traversée est hors de prix, mais je ne m’en rends compte qu’une fois sur le bac. De l’autre côté, c’est Rawene. Joli petite ville que je visite rapidement. 

Je reprends la route, direction la forêt de Waipoua : la plus grande forêt de Kauris de NZ (dit-on). Bien que pressée de voir cette fameuse forêt, je m’arrête plusieurs fois en chemin pour faire des photos de la merveilleuse baie d’Hokianga et de ses dunes de sable. Je m’embarque même sur un circuit de marche qui me plait tellement que j’y passe plus de deux heures. 

J’arrive enfin dans la forêt. La route est littéralement découpée dans la forêt, ce qui met dans l’ambiance. En plus, je suis seule. J’ai dû croiser 15 voitures depuis ce matin. J’arrive au domicile de Tane Mahuta, le plus grand Kauri connu. Il est situé à à peine deux minutes de marche à pied du bord de la route. Il est vraiment impressionnant (51 mètres de haut, 14 mètres de circonférence, et d’un âge estimé entre 1250 et 2500 ans). C’est aussi un arbre symbolique dans la culture Maori. Mais si vous voulez le voir, dépêchez-vous, car il est malade… et les locaux sont assez pessimiste. J’apprendrai plus tard que Tane Mahuta n’est ni le plus grand ni le plus vieux Kauri connu. Il y en a un autre un peu plus loin, plus grand, plus large, plus vieux, mais moins beau. Personne ne parle de lui pour le protéger : il n’est pas malade pour l’instant, et il ne faudrait pas que les vilaines chaussures des touristes viennent lui apporter des microbes. Je reste un long moment en admiration devant Tane Mahuta, mais un wagon de touristes chinois arrive, alors je fuis. Je vous raconterai tout ce que je sais sur les Kauris plus tard. 

Quelques kilomètres plus tard, je suis un panneau menant à un chemin de randonnée. Après 11km de route de terre, j’arrive sur une petite plaine au milieu de la forêt. Comme d’habitude, il y a des toilettes publiques, un centre d’information, et rien ni personne (à l’exception de la personne du centre d’information). Je range la voiture, je récupère une carte, et je pars explorer le chemin. 2h de marche, 300 espèces végétales différentes, et les explications qui vont avec. Génial. 

Il est temps de rentrer. Je reprends la route qui devient très quelconque une fois sortie de la forêt, et j’arrive à Dragaville. La ville est traversée par une énorme rivière marron… Pas très joli. Ma première impression n’est pas excellente. Avant d’aller visiter le centre, je m’arrête au musée perché sur la colline qui surplombe la ville. Un jour, je vous parlerai des musées en NZ, on pourrait en écrire un livre. J’apprends l’histoire de la ville. Dans le musée, j’apprends l’histoire de la ville qui a connu ses beaux jours à l’époque de la commercialisation des Kauris. Je sais aussi que la ville se proclame capitale mondiale du Kumara (cette patate douce que j’adore et qui va terriblement me manquer), mais le musée ne dit rien à ce sujet. Je m’en vais donc constater par moi-même en me rendant en centre-ville. 

Mais on est dimanche et la ville est morte. Pour être honnête, j’ai l’impression que ce ne doit pas être beaucoup plus vivant en semaine. Tout est fermé. C’est presque déprimant. Moi qui me faisait une joie de manger un plat à base de Kumara dans la capitale du Kumara !!! Tant pis. 

Je m’en vais donc au Backpackers qui est installé dans une ancienne école. L’extérieur ne fait pas très envie, mais l’intérieur est extra ! Les murs sont peints, l’ambiance est magnifique. Ma chambre est dans un petit bungalow au fond d’un tout petit jardin. Les salles de bain sont installées dans les anciennes toilettes de l’école, avec le mobilier d’origine. Retour en enfance assuré. Mon voisin de bungalow est un allemand qui visite la NZ en solo (parce que sa femme, qui trouvait que la NZ n’était pas très intéressante et qui s’ennuyait est retournée en Allemagne…).  On passe la soirée ensemble et on se marre bien.

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